26.01.2012
Coup de blues
Notre Président candidat s'est plu à remonter l’Orénoque, en pirogue, avec trois ministres dont le redoutable Claude Guéant chargé de l'ordre intérieur. Sa présence a dû affoler les chercheurs d'or, les orpailleurs, puisque neuf d'entre eux ont trouvé la mort en se tirant dessus avec des armes qui ne devaient pas être des sarbacanes.
Notre Président, tout malheureux de ne pas être en train de câliner la petit Giulia, s'est répandu en confidences auprès des journalistes trop contents de pouvoir raconter les états d'âme du Président candidat à 10 000 km de l'Elysée.
Nicolas Sarkozy a désormais la trouille de perdre. Cela le tenaille. Cela lui prend les entrailles. Il envisage bien sûr de mener les dernières charges, de tirer les dernières cartouches. On peut lui conseiller de relire Villepin et son récit de Waterloo, ou encore Fort Alamo et la mort du sympathique Davy Crockett, à moins qu'il ne préfère la charge de la brigade légère à Balaklava.
Il doit avoir le sentiment qu'il n'a plus rien à perdre, qu'il doit laisser une image pour les générations futures. Celle d'un président audacieux qui n'a peur de rien. On peut donc être certain qu'il va vouloir passer en force sur des décisions symboliques, telle la TVA sociale.
En son temps, Juppé fut pris des mêmes angoisses et nous fit part de sa tentation de Venise. On peut toujours rêver de prendre un expresso à la terrasse du Palais Gritti en compagnie d'une belle Italienne.
Le Président ne veut plus faire de politique. Pas question d'imiter VGE, de repartir par la base. Il préfère encore, nous confie-t-il « rentrer au Carmel, là au moins où il y a de l'espérance ». D'ici qu'il nous annonce son arrivée à Lisieux pour réfléchir en introspection avec « sainte » Thérèse, il n'y a plus qu'un pas.
Il se dit, par ailleurs, qu'il veut présider un grand club de foot. Nous aurons donc Berlusconi au Milan A.C. et Sarkozy au P.S.G.
Une belle confrontation en perspective.
Sarkozy est mené 2 – 0 à la mi-temps.
Il n'a pas encore perdu.
08:35 Publié dans Nicolas Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23.01.2012
Un bon départ
Tout pour l’instant sourit à François Hollande.
Les sondages continuent de lui être favorables. 30% au premier tour, 57% au deuxième tour de scrutin, selon BVA. Il est impossible de faire mieux à 90 jours de l’élection. Le Président candidat ne remonte pas son retard. Les jours sombres s’accumulent pour lui : après la dégradation subie par les agences de notation, un somment social qui accouche d’une souris. Les évènements tragiques d’Afghanistan mettent en exergue les contradictions entre Sarkozy et Juppé qui a rejeté tout départ anticipé.
Cette sale guerre pourrit tout, à commencer par la tête de l’Etat.
Le grand meeting du Bourget a été une réussite parfaite. Un orateur d’exception dont le talent est reconnu par l’opposition, c’est tout dire. Une vision de la présidence simple et convaincante.
Une charge mitterrandienne contre la finance. La fin des privilèges. L’appel à l’effort y compris pour les ministres et le Président lui-même.
Des propositions fortes sur le logement social avec le doublement du livret A et la multiplication par 5 des sanctions pour les communes qui ne respectent pas le seuil de 20% de logements sociaux.
L’Europe n’a pas été oubliée. Il faudra bien rediscuter avec l’Allemagne notamment après l’échec annoncé de la chancelière en 2013.
Les jeunes étaient nombreux, enflammés par Yannick Noah. Et François Hollande qui n’a jamais cité le nom de Sarkozy de conclure « je ne veux être jugé que sur un seul objectif : les jeunes vivront-ils mieux en 2017 qu’en 2012 ? » et de nous faire rêver en citant Shakespeare « Ils vont échouer parce qu’ils n’ont pas commencé par le rêve ».
François Hollande a enthousiasmé son public nombreux et acquis ; nous étions 25 000. La fusion entre François Hollande et le peuple de France commence à devenir une réalité.
09:16 Publié dans Campagne de François HOLLANDE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.01.2012
Des mesurettes
Quelques mesures utiles ont été annoncées lors du sommet social. Il fallait, à l'évidence, favoriser le développement de l'activité partielle qui permet d'éviter les licenciements collectifs.
Mettre en œuvre un dispositif zéro charge pour les employeurs qui embauchent des jeunes de moins de vingt six ans relève du bon sens. Encore un peu d'effort et on arrivera au contrat de génération !
Créer un millier de contrats à durée déterminée pour pôle emploi laisse plus circonspect alors même que des centaines d'emplois ont été supprimés à pôle emploi en 2011.
Mais, ces mesurettes relèvent de la gestion normale de l'emploi. Parler d'un sommet social est donc parfaitement abusif.
Le Président de la République a renvoyé à plus tard les propositions relatives à la TVA sociale et au temps de travail. Il ignore l'économie verte. Deux possibilités : soit le Président en parle à la télévision le 29 janvier prochain, soit il laisse le candidat Sarkozy faire des annonces dont l'application serait renvoyée après la campagne présidentielle.
Sarkozy veut incarner l'action. Force est de constater qu'il incarne un bilan calamiteux et que ses propositions restent au niveau du bégaiement.
08:51 Publié dans Nicolas Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

