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27.02.2007
Etat impartial
En 1998, Raymond Barre, candidat à l’élection présidentielle, n’avait pas de mots assez durs pour dénoncer l’Etat R.P.R. Le Gaullisme est un clan, François Bayrou parle même d’une maffia.
Les désignations opérées ces derniers mois nous le rappellent. La dernière en date : Monsieur Jean-Louis Debré est nommé Président du Conseil constitutionnel. Ami fidèle de Jacques Chirac, il a su, à la tête de l’Assemblée nationale, faire preuve d’indépendance d’esprit. Il n’en avait pas été de même lorsqu’il était ministre de l’Intérieur.
Le Conseil constitutionnel ne compte plus, sur neuf membres, qu’un seul sage nommé par la gauche. Une seule femme y siège. Au moment où l’on veut permettre aux citoyens de pouvoir le saisir, c’est un atout de poids pour les conservateurs dans les années à venir.
Le Conseil supérieur de l’audiovisuel est désormais présidé par un ami du pouvoir. Tous les membres de cette autorité auront donc été désignés par la droite. Dès lors, comment s’étonner des débordements de l’information et des sondages ? Dernière nouvelle en date : les sondages défavorables à Ségolène Royal, réalisés avant son intervention à T.F.1. ont été publiés dans les deux jours qui ont suivi cette émission afin de relativiser l’impact de l’exceptionnelle performance de la candidate de gauche. Que croyez-vous que le C.S.A. fit ? Rien.
La caisse des dépôts est un instrument essentiel des politiques publiques. François Hollande a demandé à ce que l’on sursoit à la désignation de son directeur. Il a été gentiment éconduit par le pouvoir.
Les nominations de magistrats, le renvoi de Renaud Van Ruymbecke devant le Conseil de la magistrature, sont fort inquiétants.
Le Conseil supérieur de la magistrature n’est pas un caniche que l’on peut impunément caresser. Le pouvoir ferait bien de s’en méfier. Il vient de refuser la nomination au poste de procureur d’un important tribunal de la région parisienne d’un magistrat qui venait de faire preuve de docilité. Nous verrons bien si le garde des sceaux comme son prédécesseur, Monsieur Perben, passera outre.
Le pouvoir vient pourtant de nommer l’un de ses proches au poste essentiel de procureur général de la Cour d’appel de Paris. Quelle importance me direz-vous ?
Il faut tout simplement se rappeler que Monsieur Chirac, s’il n’est pas réélu et ses chances sont minimes pour ne pas dire inexistantes, devra dans la seconde quinzaine du mois de mai 2007, répondre de ses actes commis avant 1995 devant de nombreux juges d’instruction.
Est-il en train de négocier avec Monsieur Sarkozy une amnistie personnelle comme en son temps Richard Nixon avec Gérald Ford ? De son soutien plus ou moins franc à Nicolas Sarkozy, nous pourrons induire ce qui a été tramé.
Le congrès de Versailles vient de modifier la loi constitutionnelle sur le statut du Président de la République. La gauche s’est abstenue ou a voté contre cette réforme tardive et bâclée. Robert Badinter a pu expliquer que cette modification de la constitution était un texte de circonstance.
L’Etat impartial nécessite un statut de l’opposition. Les nominations aux corps les plus importants ne sauraient appartenir qu’aux présidents de la République, de l’Assemblée nationale et du Sénat.
Raymond Barre était un honnête homme. Il a été désintégré par la maffia du R.P.R. devenu U.M.P.
La République des drôles d’amis restera celle des copains et des coquins.
Les désignations opérées ces derniers mois nous le rappellent. La dernière en date : Monsieur Jean-Louis Debré est nommé Président du Conseil constitutionnel. Ami fidèle de Jacques Chirac, il a su, à la tête de l’Assemblée nationale, faire preuve d’indépendance d’esprit. Il n’en avait pas été de même lorsqu’il était ministre de l’Intérieur.
Le Conseil constitutionnel ne compte plus, sur neuf membres, qu’un seul sage nommé par la gauche. Une seule femme y siège. Au moment où l’on veut permettre aux citoyens de pouvoir le saisir, c’est un atout de poids pour les conservateurs dans les années à venir.
Le Conseil supérieur de l’audiovisuel est désormais présidé par un ami du pouvoir. Tous les membres de cette autorité auront donc été désignés par la droite. Dès lors, comment s’étonner des débordements de l’information et des sondages ? Dernière nouvelle en date : les sondages défavorables à Ségolène Royal, réalisés avant son intervention à T.F.1. ont été publiés dans les deux jours qui ont suivi cette émission afin de relativiser l’impact de l’exceptionnelle performance de la candidate de gauche. Que croyez-vous que le C.S.A. fit ? Rien.
La caisse des dépôts est un instrument essentiel des politiques publiques. François Hollande a demandé à ce que l’on sursoit à la désignation de son directeur. Il a été gentiment éconduit par le pouvoir.
Les nominations de magistrats, le renvoi de Renaud Van Ruymbecke devant le Conseil de la magistrature, sont fort inquiétants.
Le Conseil supérieur de la magistrature n’est pas un caniche que l’on peut impunément caresser. Le pouvoir ferait bien de s’en méfier. Il vient de refuser la nomination au poste de procureur d’un important tribunal de la région parisienne d’un magistrat qui venait de faire preuve de docilité. Nous verrons bien si le garde des sceaux comme son prédécesseur, Monsieur Perben, passera outre.
Le pouvoir vient pourtant de nommer l’un de ses proches au poste essentiel de procureur général de la Cour d’appel de Paris. Quelle importance me direz-vous ?
Il faut tout simplement se rappeler que Monsieur Chirac, s’il n’est pas réélu et ses chances sont minimes pour ne pas dire inexistantes, devra dans la seconde quinzaine du mois de mai 2007, répondre de ses actes commis avant 1995 devant de nombreux juges d’instruction.
Est-il en train de négocier avec Monsieur Sarkozy une amnistie personnelle comme en son temps Richard Nixon avec Gérald Ford ? De son soutien plus ou moins franc à Nicolas Sarkozy, nous pourrons induire ce qui a été tramé.
Le congrès de Versailles vient de modifier la loi constitutionnelle sur le statut du Président de la République. La gauche s’est abstenue ou a voté contre cette réforme tardive et bâclée. Robert Badinter a pu expliquer que cette modification de la constitution était un texte de circonstance.
L’Etat impartial nécessite un statut de l’opposition. Les nominations aux corps les plus importants ne sauraient appartenir qu’aux présidents de la République, de l’Assemblée nationale et du Sénat.
Raymond Barre était un honnête homme. Il a été désintégré par la maffia du R.P.R. devenu U.M.P.
La République des drôles d’amis restera celle des copains et des coquins.
08:30 Publié dans Institutions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Etat, nominations, Chirac, Sarkozy, Raymond Barre, maffia


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