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13.03.2007
Collusion
L’entente entre Jean-Marie Le Pen et Nicolas Sarkozy est désormais un fait politique.
Dans un premier temps, Sarkozy a appelé les maires à donner leur signature à Le Pen au motif ridicule que parrainer n’est pas soutenir. Qu’on le veuille ou non, on ne peut parrainer que quelqu’un avec qui on a des affinités.
Et puis, les sondages ont fait perdre la tête à Sarkozy. Depuis quelques jours, il avait l’impression d’être sur un faux plat, autrement dit de faire du surplace avec un risque de dévissage puisque si Jean-Marie Le Pen fait plus que 12 %, il faudra bien qu’il prenne ses voix sur Sarkozy car le capital électoral des autres candidats est asséché.
D’où sa proposition de créer un ministère de l’immigration et de l’identité nationale qui viendra prendre la place du ministère de la culture dont on nous annonce la suppression. Un tel amalgame – immigration – identité nationale – est scandaleux, tant les mots sont choisis avec soin. L’immigré est donc un danger pour la France et identité nationale rime si bien avec préférence nationale.
Et certains de croire encore que Nicolas Sarkozy est un républicain qui ne transige pas avec les valeurs ainsi qu’il l’a soutenu à Caen le 9 mars dernier.
Sarkozy a fait son choix de société, il s’aligne sur la théorie de l’exclusion, sur le rejet de l’autre. Un incendiaire.
Il avait déjà mis le feu aux poudres et contribué à l’explosion des banlieues. Il recommence. Sa stratégie est claire, celle de l’alliance avec le front national. Vous me direz que j’exagère, pas du tout. Ce fut le choix de Berlusconi, ce sera le choix de Sarkozy. On n’offrira pas de poste au gouvernement à Jean-Marie Le Pen mais un certainement à Marine Le Pen qui pourrait faire un excellent ministre de l’immigration et de la cohésion nationale avec son visage de bretonne aux cheveux blonds et aux yeux bleus.
Jean-Marie Le Pen a aussitôt félicité Nicolas Sarkozy regrettant simplement la mise en œuvre tardive de cette proposition.
Et dans tout ce vacarme, Simone Veil cautionne, Simone Veil se tait et Jacques Chirac s’apprête à soutenir.
Au couple infernal Le Pen – Sarkozy, il n’existe qu’une réponse : l’union sacrée de la gauche et des centristes autour de la République.
Dans un premier temps, Sarkozy a appelé les maires à donner leur signature à Le Pen au motif ridicule que parrainer n’est pas soutenir. Qu’on le veuille ou non, on ne peut parrainer que quelqu’un avec qui on a des affinités.
Et puis, les sondages ont fait perdre la tête à Sarkozy. Depuis quelques jours, il avait l’impression d’être sur un faux plat, autrement dit de faire du surplace avec un risque de dévissage puisque si Jean-Marie Le Pen fait plus que 12 %, il faudra bien qu’il prenne ses voix sur Sarkozy car le capital électoral des autres candidats est asséché.
D’où sa proposition de créer un ministère de l’immigration et de l’identité nationale qui viendra prendre la place du ministère de la culture dont on nous annonce la suppression. Un tel amalgame – immigration – identité nationale – est scandaleux, tant les mots sont choisis avec soin. L’immigré est donc un danger pour la France et identité nationale rime si bien avec préférence nationale.
Et certains de croire encore que Nicolas Sarkozy est un républicain qui ne transige pas avec les valeurs ainsi qu’il l’a soutenu à Caen le 9 mars dernier.
Sarkozy a fait son choix de société, il s’aligne sur la théorie de l’exclusion, sur le rejet de l’autre. Un incendiaire.
Il avait déjà mis le feu aux poudres et contribué à l’explosion des banlieues. Il recommence. Sa stratégie est claire, celle de l’alliance avec le front national. Vous me direz que j’exagère, pas du tout. Ce fut le choix de Berlusconi, ce sera le choix de Sarkozy. On n’offrira pas de poste au gouvernement à Jean-Marie Le Pen mais un certainement à Marine Le Pen qui pourrait faire un excellent ministre de l’immigration et de la cohésion nationale avec son visage de bretonne aux cheveux blonds et aux yeux bleus.
Jean-Marie Le Pen a aussitôt félicité Nicolas Sarkozy regrettant simplement la mise en œuvre tardive de cette proposition.
Et dans tout ce vacarme, Simone Veil cautionne, Simone Veil se tait et Jacques Chirac s’apprête à soutenir.
Au couple infernal Le Pen – Sarkozy, il n’existe qu’une réponse : l’union sacrée de la gauche et des centristes autour de la République.
08:20 Publié dans Nicolas Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Nicolas Sarkozy, Jean-Marie Le Pen, immigration


Commentaires
En attendant J. Chirac a clairement execute Sarkozy lors de sa derniere allocution...
Vous n'aimez pas la preference nationale, vous lui preferez sans doute la preference regionale porte par Segolene, soit! ...Mais en quoi l'amalgame – immigration – identité nationale – est scandaleux?
allez voir a http://enguerrand.over-blog.org
Ecrit par : Enguerrand | 13.03.2007
Il est scandaleux dans la mesure où il tend à établir une opposition entre l'immigration et l'identité nationale, alors que l'immigration fait justement partie de notre identité nationale française. Faut-il rappeler que la moitié du gain démographique de la France depuis la Révolution résulte de l'immigration, qu'elle fut belge ou suisse au début, puis italienne, polonaise et juive, espagnole, portugaise, nord-africaine, noire-africaine et turque, chinoise et est-européenne ? Faut-il rappeler que sur les 5 millions d'immigrés de France 2 millions sont devenus des citoyens français ? Ces 2 millions de personnes qui sont nées camerounaises ou russes, argentines ou laotiennes font aussi partie de la nation française, ce au même titre que les autochtones normands comme moi par exemple.
L'identité nationale c'est le droit du sol et l'égalité républicaine, pas la préséance ethno-nationale que sous-entend M. Sarkozy qui sait très bien ce que recouvre la dénomination d'immigrés dans notre société : les Arabes et les Noirs. L'agité des Hauts-de-Seine n'est, en tenant ce genre de discours, qu'un manipulateur du comunautarisme gaulois, d'où sourdent les tendances communautaristes ou intégristes manipulées par un mouvement comme les Indigènes de la république.
M. Sarkozy n'est pas républicain, respecte-t-il seulement la France ? Si c'est le cas pourquoi renie-t-il notre identité nationale ?
Ecrit par : Vincent Carel | 16.03.2007
Les commentaires sont fermés.