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19.04.2007
Le plein-emploi
Nous sommes les mauvais élèves de l’Europe. Avec 8,8 % de chômeurs, taux retenu par Eurostat, nous restons 1,5 % au-dessus de la moyenne des pays européens.
Peut-on, dans cette morosité délétère, envisager le plein-emploi au moment où on ne parle que des délocalisations et jamais d’emplois créés ?
La croissance, à elle seule, sauf miracle mais nous sommes des laïcs impénitents, ne pourra assurer le plein-emploi.
Il nous faut faire preuve de volontarisme : 500 000 emplois seront donc créés pour les jeunes de notre pays. Le contrat « première chance » sera réservé aux jeunes embauchés par les PME de moins de vingt salariés. Le salaire et les cotisations de ces jeunes sans qualification seront pris en charge par l’Etat. Les aides données aux entreprises et les exonérations fiscales seront modulées en fonction du contrat de travail.
Idée novatrice de Ségolène, la sécurité sociale professionnelle, offrant une rémunération aux licenciés économiques égale à 90 % du dernier salaire. Ces salariés bénéficieront pendant un an d’une formation et d’une aide personnalisée.
Quant aux 35 heures, Ségolène Royal fait preuve d’une approche pragmatique. Leur généralisation aux petites entreprises relève plus du dogme que de la perception de la réalité sociale. La sécurité sociale professionnelle semble décalquée de la flex-sécurité inventée par les Danois.
La quadrature du cercle réside dans deux volontés : sécurité pour les salariés, souplesse pour les entreprises. Il faudra bien y arriver. Cela demandera de l’imagination et de la fermeté. Il faudra sans doute rompre avec nos habitudes. Tel sera le prix du plein emploi.
08:10 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : plein-emploi, chômage, contrat première chance, sécurité sociale professionnelle
Commentaires
Monsieur Tourret, vous parlez de délocalisations ? Soyez sérieux. Le gouvernement de monsieur Jospin que vous avez soutenu à une période où vous étiez encore parlementaire (une parenthèse heureusement refermée) a été le roi de la délocalisation...
Vous avez laissé partir le siège d'une grande entreprise française aux Pays-Bas et après vous vous posez des questions existentielles ! Curieux non ?
S'agissant des 35h, on voit bien que vous n'avez pas le même salaire que les ouvriers que vous prétendez défendre. Nous, on préférerez et de loin bosser plus pour espérer gagner de quoi payer la maison et partir en vacances une fois de temps en temps.
Ecrit par : Amnésie ? | 20.04.2007

