25.04.2007
Les Saxons
La bataille de Leipzig a marqué en 1813 le début de la fin du premier Empire. Napoléon comptait bien battre les coalisés pour tenter d’obtenir un traité qui lui aurait permis de sauver la rive gauche du Rhin. C’était sans compter sur ses «alliés», les Saxons, qui désertèrent en pleine bataille pour retourner leurs armes contre les Français.
On connait la suite. Malgré les victoires de Lützen et Bautzen, l’Empire s’écroula. Dans l’histoire militaire, dans l’imagination des peuples, les Saxons passeront à tout jamais pour des traitres.
Chaque bataille politique engendre son lot de traitres. Ils passent de droite à gauche ou de gauche à droite. Jacques Dutronc en fit une chanson inoubliable : «l’opportuniste». Ils étalent la foi des nouveaux convertis et se montrent plus intransigeants que de vieux troupiers.
Il existe des traitres de carnaval. Bernard Tapie par exemple, qui arrive dimanche soir sur les plateaux de télévision pour annoncer son soutien à Sarkozy mais, sans doute pris de boisson plus que de remords, annonce qu’il soutient Ségolène pour se raviser dans un fou rire général.
Il existe des petits marquis, pleins de leur personne, qui n’en finissent plus de régler leurs comptes avec Ségolène. L’un d’entre eux avait pourtant écrit que Sarkozy était un « néo-conservateur américain à passeport français ». Certains parlent d’aveux publics dans un pur procès stalinien. Tout cela ne s’est pas passé à Prague mais à Dijon.
J’ai bien connu ce spécialiste de l’économie car nous occupions un bureau au même étage de l’Assemblée Nationale et l’une de mes collaboratrices est venue travailler pour ce nouveau Saxon.
Quelle tristesse !
La haine aveugle et détruit jusqu’à l’intelligence.
Il ne reste que la médiocrité. Pauvre Eric.
Parfois, la politique, cela rend fou.
On connait la suite. Malgré les victoires de Lützen et Bautzen, l’Empire s’écroula. Dans l’histoire militaire, dans l’imagination des peuples, les Saxons passeront à tout jamais pour des traitres.
Chaque bataille politique engendre son lot de traitres. Ils passent de droite à gauche ou de gauche à droite. Jacques Dutronc en fit une chanson inoubliable : «l’opportuniste». Ils étalent la foi des nouveaux convertis et se montrent plus intransigeants que de vieux troupiers.
Il existe des traitres de carnaval. Bernard Tapie par exemple, qui arrive dimanche soir sur les plateaux de télévision pour annoncer son soutien à Sarkozy mais, sans doute pris de boisson plus que de remords, annonce qu’il soutient Ségolène pour se raviser dans un fou rire général.
Il existe des petits marquis, pleins de leur personne, qui n’en finissent plus de régler leurs comptes avec Ségolène. L’un d’entre eux avait pourtant écrit que Sarkozy était un « néo-conservateur américain à passeport français ». Certains parlent d’aveux publics dans un pur procès stalinien. Tout cela ne s’est pas passé à Prague mais à Dijon.
J’ai bien connu ce spécialiste de l’économie car nous occupions un bureau au même étage de l’Assemblée Nationale et l’une de mes collaboratrices est venue travailler pour ce nouveau Saxon.
Quelle tristesse !
La haine aveugle et détruit jusqu’à l’intelligence.
Il ne reste que la médiocrité. Pauvre Eric.
Parfois, la politique, cela rend fou.
08:20 Publié dans Campagne de Ségolène Royal | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Ségolène Royal, traitres


Commentaires
Bonjour à tous,
Puisqu'on parle de moi, autant en profiter pour réagir.
Oui j'ai travaillé pour Alain TOURRET puis pour Eric BESSON dans la Drôme. Je n'ai pas quitté l'un pour l'autre les choses ne se sont pas déroulées ainsi.
Néanmoins j'assume, j'ai consacré beaucoup d'énergie et de dévouement pour Monsieur Eric Besson.
Son comportement actuel, vis à vis de Ségolène Royal mais aussi vis à vis de toutes les personnes qui l'ont soutenues et qui lui ont fait confiance,est terriblement décevant et je dirais même révoltant.
Je suis triste de constater que son sale caractère a, encore une fois, dominé sa réfléxion et ses valeurs.
J'ai honte pour lui. Aller jusqu'à se servir de ses connaissances sur Le Parti socialiste pour assouvir un orgueil mal placé, c'est abjecte!
Certains parlent de courage, je n'en vois aucun si ce n'est de foutre sa carrière politique en l'air...Car qui aura confiance en lui maintenant?
Qui connait Monsieur Besson???
Moi et je n'en suis pas fière.
Salutations à tous.
Marie-Catherine
Ecrit par : SANTANIELLO | 25.04.2007
La politique rnd fou monsieur Tourret ? Ne soyez pas si dur avec vous-même !!!
C'est curieux votre façon d'appréhender la politique...
Un adversaire se rallie à vous, c'est un converti ; un ami décide d'embrasser la cause de votre adversaire et c'est un traitre ...
Vous ne trouvez pas curieux que M. Hanin (ex-PC) ; M. Besson (député PS) ; M. Albertini (Maire UDF de Rouen) ; M. Santini (UDF) ; M. Tapie (PRG) etc. se rallient à la cause de Nicolas Sarkozy. Ne pensez-vous pas qu'en atteignant les 31% de votants dès le premier tour, Nicolas Sarkozy a convaincu les Français que toutes les vérités étaient bonnes à entendre et que bravitude n'était pas dans le dico ?
Vous, de votre côté, vous continuez (en bon avocat) à soutenir une candidate qui a eu l'audace de dire tout le bien qu'elle pensait de la justice chinoise (10 000 exécutions par an)... et Alain, qu'auriez-vous dit si c'était Sarko qui avait dit cela ?????
Soyez honnête et expliquez-nous tout cela...
PS : Je suis très attentif à ce qu'a dit Catherine lorsqu'elle dit que "M. Besson va foutre sa carrière en l'air"... c'est très symptomatique de la vision socialiste: en politique, on agit pas pour les autres, ici, on fait carrière !
Ecrit par : Démagogique | 25.04.2007
Cher Démagogique,
"Converti : 1. qui est passé d'une croyance à une autre."
"Traitre: 1. personne qui trahit, qui passe à l'ennemi."
Petit Robert 2004.
Si on s'appuie sur ces définitions, la conception de la politique d'Alain Tourret est marquée au coin du bon sens. Je ne vois pas bien où vous situez la polémique.
Ecrit par : Charlotte | 02.05.2007
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