03.05.2007
La botte de Nevers
Les duellistes ont ferraillé dur, hier soir.
Ségolène était superbe, dans une tenue de hussard noir avec chemisier blanc et col officier. Sarkozy faisait bien propret avec chemise bleue et cravate club.
Les premiers moulinets sont rapides. Elle attaque et il pare tant sur les sujets économiques que sociaux. L’homme du bilan a du souci à se faire.
Puis vint la botte de Nevers. Celle qui tue par une attaque entre les deux yeux. Sarkozy venait-il de tenter de faire pleurer dans les chaumières sur le sort des enfants handicapés et de leur accueil dans les écoles, qu’elle le bouscule, rappelle qu’elle a fait une loi sur ce sujet qui la touche en tant que femme, que mère, que ministre. Elle élimine toute rhétorique, précise que le gouvernement Sarkozy a supprimé les postes qui permettaient l’accueil de ces malheureux exclus de la société. Elle trouve les mots justes. Elle aligne Sarkozy. A l’évidence, l’émission a changé de ton. Au cours de cette fin du 4ème acte, elle va frapper. Elle l’accuse d’immoralité pour avoir usé en politicien de la détresse des familles. Elle lui fend l’armure. Elle le tue. Il tombe et sera désormais inexistant, renonçant à son temps de parole, concluant de manière insipide.
Aux Etats-Unis, trois débats opposent les deux candidats. La France aseptise et réduit au minimum les échanges avec son système stupide et son mythe de l’égalité ; elle empêche tout débat avant le premier tour. Encore une chose à transformer.
Mais que Ségolène fut bonne hier. Elle tient le bon bout après son dialogue avec Bayrou et son meeting de Charlety. Elle a créé une dynamique entre les deux tours. Mais le handicap est lourd tant le procès en incompétence monté de toute pièce par ses propres amis socialistes et d’abord par Lionel Jospin pèse lourd et est difficile à remonter.
Il reste quelques heures et ce soir un meeting à Vire à 20 heures 30.
Alors continuons !
Ségolène était superbe, dans une tenue de hussard noir avec chemisier blanc et col officier. Sarkozy faisait bien propret avec chemise bleue et cravate club.
Les premiers moulinets sont rapides. Elle attaque et il pare tant sur les sujets économiques que sociaux. L’homme du bilan a du souci à se faire.
Puis vint la botte de Nevers. Celle qui tue par une attaque entre les deux yeux. Sarkozy venait-il de tenter de faire pleurer dans les chaumières sur le sort des enfants handicapés et de leur accueil dans les écoles, qu’elle le bouscule, rappelle qu’elle a fait une loi sur ce sujet qui la touche en tant que femme, que mère, que ministre. Elle élimine toute rhétorique, précise que le gouvernement Sarkozy a supprimé les postes qui permettaient l’accueil de ces malheureux exclus de la société. Elle trouve les mots justes. Elle aligne Sarkozy. A l’évidence, l’émission a changé de ton. Au cours de cette fin du 4ème acte, elle va frapper. Elle l’accuse d’immoralité pour avoir usé en politicien de la détresse des familles. Elle lui fend l’armure. Elle le tue. Il tombe et sera désormais inexistant, renonçant à son temps de parole, concluant de manière insipide.
Aux Etats-Unis, trois débats opposent les deux candidats. La France aseptise et réduit au minimum les échanges avec son système stupide et son mythe de l’égalité ; elle empêche tout débat avant le premier tour. Encore une chose à transformer.
Mais que Ségolène fut bonne hier. Elle tient le bon bout après son dialogue avec Bayrou et son meeting de Charlety. Elle a créé une dynamique entre les deux tours. Mais le handicap est lourd tant le procès en incompétence monté de toute pièce par ses propres amis socialistes et d’abord par Lionel Jospin pèse lourd et est difficile à remonter.
Il reste quelques heures et ce soir un meeting à Vire à 20 heures 30.
Alors continuons !
08:15 Publié dans Campagne de Ségolène Royal | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy, débat Royal-Sarkosy, élection présidentielle


Commentaires
Ce qui a aussi été frappant hier soir c'est de voir combien les deux candidats se différencient aussi sur la qualité de la langue. La candidate Royal s’est exprimée avec le style et la prestance que l’on attend d’un chef d’Etat. Que j’ai été surprise par la façon dont le candidat Sarkozy s’est exprimé lors de ce débat! Quelle pauvreté dans le vocabulaire et la syntaxe ! L’avocat qu’il est aurait-il pu faire carrière sans utiliser de propositions subordonnées, en escamotant toutes les doubles négations, et en utilisant si peu de mots différents ? Je ne le crois pas. Tout cela n’a été qu’une posture pour parler au peuple, considérant sans doute que nous sommes trop idiots pour comprendre un autre langage que celui qu’on utilise au café du commerce. C’est un nivellement par le bas délibéré qu’on ne peut que regretter de la part de quelqu’un qui, encore hier, déplorait qu’Harry Potter ait remplacé Voltaire dans les salles de classe. Comment pourrait-on vouloir d’un président qui prendrait ses concitoyens pour des imbéciles et qui montrerait à l’étranger une si pâle image de la langue et de la culture française?
Ecrit par : Charlotte | 03.05.2007
Que voilà des discours bien enthousiastes !
Moi, j'espérais beaucoup en Mme Royal pour qui j'avais une sympathie à tous égards (outre le fait qu'elle est de gauche) mais je me dis qu'il y a du souci à se faire car je ne suis pas certaine que vos souhaits soient exaucés ni que votre perception du débat soit partagée par tous : Sarko n'a pas été nul (loin de là...), il s'est montré calme, pondéré, modeste presque (!), il n'a attaqué ni la personne, ni l'action de Mme Royal ce qui a réduit en une soirée tous les "on dit" concernant sa violence et sa brutalité. Il a été simple parce qu'il ne défend pas de valeurs ni d'êtres humains. Mme Royal au contraire qui veut défendre la vérité, les êtres humains les plus fragiles et ses valeurs s'est montrée alambiquée et troublée car la vérité et la réalité sont beaucoup plus compliquées à exprimer que les chiffres et les formules sarkoziesques.
Très adroitement, Sarko a réussi à laisser croire qu'elle n'avait pas de méthode pour réduire la dette, pas de programme, pas de projet... et je ne crois pas que les "je crois", "je veux", "je le ferai" de la candidate, qui sonnaient comme des incantations pieuses aient convaincu autant de monde que ça...
En plus, elle ne s'exprime pas bien : elle a un ton haché qui laisse entendre qu'elle débite par coeur son topo. Ce n'est pas un défaut ni une marque d'incompétence (peut être d'inexpérience ?). En tout cas, ça me laisse toujours une drôle d'impression et je me demande parfois si son Q.I. est bien celui d'une future présidente.
Ecrit par : Alfred | 03.05.2007
Et bien dites donc, vous y allez fort. Qui plus est avec un ancien collègue à vous ! Je ne peux pas vous laisser croire que tout le monde partage votre analyse sur le débat d'hier soir. Comment pouvez vous faire confiance à une femme qui ne répond jamais aux vrais questions même celles concernant son compagnon. Comment pouvez vous faire confiance à une femme qui d'un coup d'un deul sort de son châpeau une mesure qui consisterait à raccompagner chez elles les femmes policières après le travail. Si il ne s'agissait d 'une situation dramatique on serait mort de rire. Comment pouvez vous faire confiance à une femme qui confond les budgets de l'Etat et qui dans la fonction hospitalière va muter les fonctionnaires de la fonction publique. Comment pouvez vous faire confiance à une femme qui n'a aucune notion de ce qu'est l'Union Européenne... Et l'on pourrait multiplier les exemples. Allons soyez bon joueur et je vous conseille puisqu'Alain Minc vous fait dormir de lire le livre d'Eric Besson et celui de l'ancienne attachée parlementaire de Madame Royal. A vous lire vous me faites penser à elle hier soir. Vous vous énervez et ne maîtrisez pas grand chose. On se calme Cher Monsieur car votre diatribe n'a vraiment aucen intérêt.
Ecrit par : Georges | 03.05.2007
@ georges : Je ne ramènerai pas Besson comme une référence compte tenu ... vous parlez de "faire confiance" et vous vous faites confiance à un traître ?
quant à la question des budgets, c'est un peu facile de la ramener comme ça. ça me fait penser à mon entreprise : on nous demande de faire des économies sur le papier et les stylos mais ça ne gêne pas la direction pour faire des pots somptueux avec champanges et petits fours sous prétexte que ce n'est pas le même budget.
Nul ! Votez Sarko si vous lui faites confiance (bonne chance pour les promesses tenues !) mais soyez au moins honnête sur le fond...
Ecrit par : Alfred | 03.05.2007
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