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29.05.2007
Franchises médicales
Le déficit des comptes sociaux s’élève pour 2006 à près de 6 milliards d’euros. La raison est bien simple : rien n’a été fait depuis 5 années pour traiter de l’organisation et de l’offre de soins. Le déficit pour 2007 s’annonce encore plus important.
Aucune réforme en profondeur, si ce n’est les prélèvements qui augmentent et les déremboursements qui se multiplient. Et il faudra assumer les augmentations des tarifs des généralistes à compter du 1er juillet 2007 ainsi que la revalorisation des soins infirmiers.
Madame Bachelot a trouvé, en sa qualité de ministre de la santé, la solution miracle : la franchise, autrement dit l’absence de remboursements par la sécurité sociale. On parle même d’une franchise intégrale sur les cent premiers euros.
Martin Hirsch, qui a obtenu un poste de haut commissaire au gouvernement, vient de se rappeler qu’il y a quelques jours, il était Président d’Emmaüs France. Il vient de s’inquiéter des effets de ces franchises qui vont à l’évidence pénaliser les plus pauvres.
Comment peut-on, en effet, être le haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté et avaler, à titre de première mesure, l’instauration des franchises lors du remboursement des frais médicaux.
La franchise médicale est la première remise en cause de l’accès aux soins pour tous et sur tout le territoire. Elle anéantit les effets de la CMU, l’une des plus grandes réformes votées par le gouvernement de gauche entre 1997 et 2002. Elle va créer une médecine à deux vitesses en pénalisant les plus défavorisés qui ont, c’est une évidence, le plus recours aux soins médicaux.
Il nous faut donc promouvoir et maintenir l’accès aux soins et l’égalité devant la santé en donnant la priorité à l’hôpital public et en renforçant les aides à l’installation dans les quartiers en difficulté et dans les zones rurales.
Nous avons plus besoin de dispensaires en campagne que de franchises qui vont créer une rupture d’égalité entre les Français.
Aucune réforme en profondeur, si ce n’est les prélèvements qui augmentent et les déremboursements qui se multiplient. Et il faudra assumer les augmentations des tarifs des généralistes à compter du 1er juillet 2007 ainsi que la revalorisation des soins infirmiers.
Madame Bachelot a trouvé, en sa qualité de ministre de la santé, la solution miracle : la franchise, autrement dit l’absence de remboursements par la sécurité sociale. On parle même d’une franchise intégrale sur les cent premiers euros.
Martin Hirsch, qui a obtenu un poste de haut commissaire au gouvernement, vient de se rappeler qu’il y a quelques jours, il était Président d’Emmaüs France. Il vient de s’inquiéter des effets de ces franchises qui vont à l’évidence pénaliser les plus pauvres.
Comment peut-on, en effet, être le haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté et avaler, à titre de première mesure, l’instauration des franchises lors du remboursement des frais médicaux.
La franchise médicale est la première remise en cause de l’accès aux soins pour tous et sur tout le territoire. Elle anéantit les effets de la CMU, l’une des plus grandes réformes votées par le gouvernement de gauche entre 1997 et 2002. Elle va créer une médecine à deux vitesses en pénalisant les plus défavorisés qui ont, c’est une évidence, le plus recours aux soins médicaux.
Il nous faut donc promouvoir et maintenir l’accès aux soins et l’égalité devant la santé en donnant la priorité à l’hôpital public et en renforçant les aides à l’installation dans les quartiers en difficulté et dans les zones rurales.
Nous avons plus besoin de dispensaires en campagne que de franchises qui vont créer une rupture d’égalité entre les Français.
09:22 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : franchise médicale, CMU, sécurité sociale

