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13.06.2007
TVA
Il va bien falloir compenser les cadeaux fiscaux généreusement donnés par le gouvernement. Leur coût est estimé à 15 milliards d’euros. Les comptes sociaux ont par ailleurs explosé, accusant pour cette année un prévisionnel en déficit de plus de 10 milliards d’euros.
Tous les comptes sont dans le rouge.
Jean-Louis Borloo, ministre de l’Economie, vient de lâcher le morceau. La solution a été trouvée, elle serait à l’étude mais la pilule est difficile à avaler quelques jours avant les élections. On évoque donc une augmentation de la TVA de plusieurs points et on nous propose déjà de bonnes explications :
• Il s’agirait d’une TVA sociale. L’expression ne veut rien dire et chacun de penser que l’on va diminuer la TVA sur les produits de première nécessité. C’est très exactement le contraire qui va se produire : la TVA va augmenter sur tous les produits, y compris, bien sûr, sur ceux de première nécessité.
• La législation européenne permettrait une telle hausse puisque chaque pays de l’Union peut faire varier ses taux dans une fourchette de 15 à 25 %.
Les Allemands ont d’ailleurs montré l’exemple en augmentant de 3 points leur taux de TVA, mais on oublie de dire que ce taux était fixé à 16 % et que, même avec l’augmentation décidée, le taux de la TVA allemande reste inférieur à celui de la française.
• Le bénéfice serait important pour les caisses de l’Etat puisque la TVA rapporte 126 milliards d’euros par an. On estime qu’un point d’augmentation fait rentrer plus de 8 milliards d’euros. Pour compenser les cadeaux fiscaux, il faut donc 2 points de TVA.
Et Monsieur Fillon de préciser que les consommateurs ne seront pas pénalisés puisque, selon le Premier Ministre, les rentrées de TVA seront compensées par une diminution des charges sociales des entreprises qui pourront ainsi baisser le prix de leur produit à la vente. Vous avez bien compris Monsieur Fillon : nous y gagnons tous, les produits seront moins chers, les entreprises vendront mieux et pourront embaucher.
La réalité est tout autre : la TVA sera supportée par tous et son coût sera bien lourd pour les plus pauvres d’entre nous. C’est un impôt injuste qui deviendra encore plus injuste.
Le Président de la commission des finances du Sénat est pourtant formel : « C’est le seul moyen de redonner de la compétitivité aux entreprises » affirme Monsieur Arthuis. C’est surtout le seul moyen de compenser les cadeaux fiscaux consentis à quelques centaines de milliers de Français.
En septembre, au retour des plages, les Français bien bronzés se réveilleront avec la gueule de bois.
Tous les comptes sont dans le rouge.
Jean-Louis Borloo, ministre de l’Economie, vient de lâcher le morceau. La solution a été trouvée, elle serait à l’étude mais la pilule est difficile à avaler quelques jours avant les élections. On évoque donc une augmentation de la TVA de plusieurs points et on nous propose déjà de bonnes explications :
• Il s’agirait d’une TVA sociale. L’expression ne veut rien dire et chacun de penser que l’on va diminuer la TVA sur les produits de première nécessité. C’est très exactement le contraire qui va se produire : la TVA va augmenter sur tous les produits, y compris, bien sûr, sur ceux de première nécessité.
• La législation européenne permettrait une telle hausse puisque chaque pays de l’Union peut faire varier ses taux dans une fourchette de 15 à 25 %.
Les Allemands ont d’ailleurs montré l’exemple en augmentant de 3 points leur taux de TVA, mais on oublie de dire que ce taux était fixé à 16 % et que, même avec l’augmentation décidée, le taux de la TVA allemande reste inférieur à celui de la française.
• Le bénéfice serait important pour les caisses de l’Etat puisque la TVA rapporte 126 milliards d’euros par an. On estime qu’un point d’augmentation fait rentrer plus de 8 milliards d’euros. Pour compenser les cadeaux fiscaux, il faut donc 2 points de TVA.
Et Monsieur Fillon de préciser que les consommateurs ne seront pas pénalisés puisque, selon le Premier Ministre, les rentrées de TVA seront compensées par une diminution des charges sociales des entreprises qui pourront ainsi baisser le prix de leur produit à la vente. Vous avez bien compris Monsieur Fillon : nous y gagnons tous, les produits seront moins chers, les entreprises vendront mieux et pourront embaucher.
La réalité est tout autre : la TVA sera supportée par tous et son coût sera bien lourd pour les plus pauvres d’entre nous. C’est un impôt injuste qui deviendra encore plus injuste.
Le Président de la commission des finances du Sénat est pourtant formel : « C’est le seul moyen de redonner de la compétitivité aux entreprises » affirme Monsieur Arthuis. C’est surtout le seul moyen de compenser les cadeaux fiscaux consentis à quelques centaines de milliers de Français.
En septembre, au retour des plages, les Français bien bronzés se réveilleront avec la gueule de bois.
08:40 Publié dans Nicolas Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : TVA sociale

