07/05/2012

La victoire

La victoire de François Hollande est tout d’abord celle d’un homme dont les français ont compris qu’il serait l’homme d’Etat qu’ils attendaient ; celui d’une République sociale, d’une République irréprochable. C’est la victoire du changement.

 C’est aussi la victoire de toute la France tant la volonté de rassemblement de François Hollande est évidente.

 Les électeurs du bocage ne lui ont pas marchandé leur appui. Bien au-delà du score national. Depuis des années ils ont le sentiment d’être les victimes de l’abandon de l’Etat. Bien souvent ils ont fait part de ce sentiment de désespoir en se réfugiant dans des votes extrêmes.

 Tous, et en particulier les agriculteurs, savent qu’ils peuvent compter sur la solidarité de tous les français.

 Il faut désormais donner une majorité au Président. La situation est grave et les députés qui vont être élus demain doivent participer à cet effort de redressement. Rien ne serait pire que la division entre le Président et l’Assemblée.

05/05/2012

On va gagner

Cent réunions municipales ou cantonales effectuées depuis plusieurs semaines permettent de se donner un avis sur l'état d'esprit de nos élus.

Maires, Adjoints, Conseillers généraux sont naturellement prudents. Ils ont pour la plupart refusé de s'engager derrière Nicolas Sarkozy. La rupture entre le candidat sortant et les élus est consommée. Or, ce sont des porteurs de voix, des leaders d'opinion. Ils ont les uns et les autres le sentiment que les communes sont abandonnées. Aucun ne soutient Marine Le Pen qui a pourtant réalisé des scores très importants dans le Bocage. Ils restent interloqués devant la percée du Front National.

Les élus de gauche gardent confiance. Ils veulent gagner et ont retrouvé l'espoir depuis la défaite de 2002 et de 2007. Leur accueil est excellent. Aucune division, la mobilisation est générale.

La prise de position de François Bayrou intéresse. Le responsable centriste est un homme d'honneur. Cela compte à la campagne.

Le Calvados a mis François Hollande en tête, la 6ème circonscription, celle de Vire, a accentué cette avance.

L'optimisme ne peut tenir lieu de politique, mais l'horizon semble bien dégagé et les flonflons de la fête de dimanche soir seront sans aucun doute une réalité.

 

03/05/2012

Jeu, set et match

Nicolas Sarkozy devait, selon ses dires, atomiser François Hollande, le réduite en miettes. Tel Raoul, dans les Tontons flingueurs, il s’apprêtait à aligner pour le compte, Lino Ventura. Mal lui en prit et Nicolas Sarkozy oublia que David vint à bout de Goliath.

Le débat fut en effet homérique. D'une rare violence. Il commença au plus fort avec la revendication de la fonction présidentielle. Le premier quart d'heure fut proprement époustouflant. Sarkozy attaquait sur tous les fronts, accusant son adversaire de mensonge, de diffamation, d'hypocrisie. Mais, Nicolas Sarkozy ne parvint pas à déstabiliser François Hollande. Très rapidement, les jeux furent faits et culminèrent avec la diatribe de François Hollande. « Moi, Président de la République, je serai le président qui respecte les Français. Moi, Président de la République, je ne participerai pas à des repas des donateurs de mon parti. Moi, Président de la République... »

Dès avant la fin de l'émission, le président sortant ne l'était déjà plus. François Hollande l'était devenu.

Au demeurant, peu de nouvelles annonces, en dehors de la promesse d'un référendum sur le vote des étrangers et l'association de l'opposition au choix des hautes personnalités.

Les heures qui viennent diront cependant si chacun a renforcé son camp ou si l'un des compétiteurs a gagné des voix sur le front national et le Modem. Le choix de François Bayrou ne sera pas qu'une goutte d'eau.

Nicolas Sarkozy devait gagner par K.O.

Il a échoué.

C'est l'essentiel.