02/05/2012
L'écologie aux abonnés absents
Nicolas Hulot avait été la vedette de l'élection présidentielle de 2007. Il avait réussi à imposer dans les esprits et dans les programmes des candidats le pacte écologique. Il fut à l'époque entendu par Nicolas Sarkozy qui, après sa victoire, hésita à choisir Alain Juppé comme ministre de l'environnement. Un ancien premier ministre, droit dans ses bottes, à ce poste, cela aurait eu de la gueule ! Mais, Juppé fut battu aux élections législatives. Il partit se ressourcer au Canada ou à Venise, on ne sait plus, mais il disparut à l'époque de la scène politique pour s'enfermer à Bordeaux.
Borloo fut alors désigné et s'empara du grenelle de l'environnement. Ce fut un demi-succès jusqu'à ce que Nicolas Sarkozy n'en fasse plus une priorité.
En 2012, Nicolas Hulot aurait pu redevenir le chantre de l'écologie et imposer ce thème dans la campagne. Les Verts en décidèrent autrement, ils choisirent Eva Joly qui se préoccupa de justice, de problèmes de société mais se moqua totalement de l'environnement et de l'écologie. Son résultat fut à la hauteur de cette erreur de casting.
Corine Lepage aurait pu peser mais s'est engagée trop tard auprès de Hollande dont on retiendra la volonté de ramener la part du nucléaire dans l'énergie de 75 % à 50 % avec le maintien de l'EPR de la Hague. François Hollande s'est également prononcé pour une taxe carbone aux frontières de l'Europe.
Nicolas Hulot, qui est reparti dans sa fondation, propose la création d'une 3ème chambre qui pourrait s'appeler la « chambre du futur » car elle n'aurait qu'à phosphorer sur les enjeux du long terme. Elle serait composée de « citoyens tirés au sort »... du n'importe quoi !!! Nicolas Hulot se veut utopique et déclare « notre ennemi, c'est l'orthodoxie ». Il donne surtout l'impression de rejoindre Monsieur Cheminade. l'un et l'autre avec le professeur Tournesol, pourraient proposer au futur président de jouer à la belote. Au moins ils pourraient s'amuser au lieu de nous désespérer.
09:29 Publié dans Campagne de François HOLLANDE, Environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17/12/2010
Les sacs plastique
La mobilisation des antinucléaires qui n'hésitent pas à risquer leur vie pour s'opposer au transfert des déchets nucléaires me laisse songeur. J'admire leur foi, leur volonté farouche d'opposition au nucléaire. Mais, j'attends encore le moindre début d'une démonstration de ce que la faune, la flore, les hommes courent le moindre danger lors du transport par le rail des déchets du nucléaire.
Ce n'est pas demain la veille que l'on démontrera que les usines nucléaires produisent leucémie et cancer. Quant aux atteintes à la nature, elles restent anecdotiques.
D'autres combats sont à mener qui devraient séduire tous ceux qui veulent une nature propre, respectant l'environnement. Je veux parler de l'élimination des sacs plastique.
D'après les études qui ont été faites, notamment en Californie par le gouverneur Arnold Schwarzenegger, chaque foyer utilise et jette environ 1 600 sacs plastique par an.
Le coût d'élimination de ces sacs est bien sûr énorme.
Comment faire pour empêcher leur utilisation, symbole affreux de notre civilisation de consommation sans retenue ? Il faut commencer par interdire la distribution gratuite des sacs plastique et rendre obligatoire leur facturation à un prix dissuasif qui pourrait être de vingt centimes à cinquante centimes d'euros. Dans un premier temps, passons des accords avec la grande distribution, avec les grands magasins pour qu'ils renoncent à remettre des sacs à leurs clients.
Nous bordons la Manche, comme la Californie borde le pacifique et nous savons que des millions de sacs plastique menacent la vie maritime.
A Moult, nous sommes limitrophes d'une immense décharge et les sacs plastique s'envolent, viennent s'accrocher dans les terres agricoles et sont, par la suite, mélangés aux récoltes qu'ils polluent.
Nous allons retrouver les bons et vieux sacs en osier. Tant mieux, j'aime ces vieux sacs et le plastique m'est odieux.
Chaque individu peut mener des combats à sa mesure pour la défense de l'environnement.
Pour moi, ce ne sera pas le nucléaire, mais le plastique.
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18/06/2010
CRPM en Laponie
La conférence des régions périphériques maritimes ou CRPM réunit toutes les régions d'Europe qui ont une façade maritime. Les régions norvégiennes, alors même que la Norvège refuse de rentrer dans l'Union, y sont admises pour des raisons d'homogénéité et de continuité évidentes.
La CRPM est un lobby, né il y a plus de trente ans en Bretagne. Elle réunissait son bureau politique le 11 juin dernier en Laponie, à Tromso, la ville la plus septentrionale du monde, très au-delà de l'Arc Arctique et de la Sibérie ou de l'Islande.
Depuis Moult, il faut une journée pour s'y rendre en passant par Copenhague et Oslo. La ville, forte de 54 000 habitants est nichée au pied des glaciers, sur une île, au milieu d'un fjord. Au mois de juin, c'est l'été indien (!), avec un soleil de minuit qui refuse de se coucher et longe l'horizon, au terme d'une journée sans fin, ignorant la pénombre, le soir et la nuit.
J'y représente Laurent BEAUVAIS, Président de la Région, par ailleurs Président de l'Arc Atlantique, l'un des six arcs de la CRPM avec la Méditerranée, la Mer du Nord, la Baltique notamment.
La réunion qui se déroule dans les murs de l'Université commence, comme toutes les réunions européennes, par l'hymne à la Joie de Beethoven, interprété par deux jeunes pianistes sur un piano demi-queue. Les soixante participants écoutent avec une émotion non feinte, debouts, l'hymne européen qui rassemble les peuples des nations lointaines.
Les débats sont présidés par l'excellent Claudio MARTINI, Président sortant de exécutif de la Toscane, sans doute la plus belle région du monde. Claudio MARTINI partage ma passion de la musique classique et nos discussions sur les talents comparés de Dinu LIPATTI, Alfred BRENDEL ou Arthur SCHNABEL, en étonnent plus d'un. Notre préféré, Christian ZIMMERMAN pour ses interprétations de CHOPIN. Mais MARTINI ne représente plus la Toscane, il a décidé de prendre du recul pour mieux conseiller les socialistes italiens, sans exercer de responsabilités exécutives et pour participer à l'éducation de son dernier bambin qui répond au prénom de Nicolo. Rien à voir avec le chouchou de Carlita. Le prénom a été choisi, me dit-il, en hommage à un Florentin, Nicolo MACHIAVEL.
Deux candidats aspirent à sa succession : La première Vice-Présidente, une Norvégienne et Jean-Yves LE DRIAN, le Président de la Bretagne. Nous ferons en sorte que ce soit lui qui succède lors de la prochaine réunion qui aura lieu à Aberdeen, chez nos amis écossais.
Mon discours vise à souligner le rôle des Régions en Europe, la nécessaire politique de cohésion et la maritimité. LE DRIAN remarque avec finesse que la CRPM doit avoir une politique propre en matière de transports. Tant il est vrai que les régions extrêmes doivent jouer, elles aussi, la proximité, ce qui n'est pas le moindre des paradoxes quand on se trouve à quelques verstes du Pôle Nord.
A plusieurs reprises, j'insiste sur les enjeux du littoral, thème à mon avis plus central que la maritimité. Le littoral est lieu de tous les affrontements de la nature entre la terre et la mer. Il est aussi marqué par la fragilité et doit être absolument préservé des fureurs de la nature, mais aussi des appétits commerciaux des hommes qui ruinent la beauté des paysages. Il faut donc lui rendre son caractère naturel et préserver son environnement, sa faune, sa flore, ses plages si souvent souillées, ses falaises qui s'écroulent avec la remontée des eaux périphériques du fait du réchauffement climatique.
Toutes les régions d'Europe doivent donc s'unir et faire des propositions à Bruxelles. Je propose donc la création d'un observatoire européen de l'environnement et l'idée semble séduire les représentants de la commission.
On peut toujours rêver mais si dans une décennie un tel observatoire peut voir le jour et prendre des initiatives dans l'intérêt de tous les européens des zones côtières, ce voyage dans le grand nord n'aura pas été inutile.
09:43 Publié dans Environnement | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

