26.04.2007

L’arc-en-ciel

Les partis politiques, les hommes politiques aiment les couleurs :

Le noir pour les fascistes à moins qu’ils ne préfèrent le marron.

Le bleu pour la droite en souvenir de la chambre bleu-horizon de 1919.

Le rouge pour les communistes.

Le vert pour les écologistes, à moins que cela ne soit le jaune tournesol.

L’orange pour la révolution tranquille d’Ukraine, couleur désormais favorite de François Bayrou.

Certains adorent les fleurs : nous avons connu la révolution des œillets, les rois de France aimaient le lys, et le socialistes, bien sûr, se sont appropriés les roses rouges.

Les fans de Ségolène effeuillent les marguerites. Ceux qui veulent renforcer les chances de la future présidente recherchent des trèfles à quatre feuilles.

Ségolène veut rassembler au-delà du rouge et du vert. Elle nous promet un arc-en-ciel. Les sept couleurs conventionnelles. Sept est bien sûr un chiffre magique qui nous fera gagner.

L’arc-en-ciel de la victoire.

25.04.2007

Les Saxons

La bataille de Leipzig a marqué en 1813 le début de la fin du premier Empire. Napoléon comptait bien battre les coalisés pour tenter d’obtenir un traité qui lui aurait permis de sauver la rive gauche du Rhin. C’était sans compter sur ses «alliés», les Saxons, qui désertèrent en pleine bataille pour retourner leurs armes contre les Français.

On connait la suite. Malgré les victoires de Lützen et Bautzen, l’Empire s’écroula. Dans l’histoire militaire, dans l’imagination des peuples, les Saxons passeront à tout jamais pour des traitres.

Chaque bataille politique engendre son lot de traitres. Ils passent de droite à gauche ou de gauche à droite. Jacques Dutronc en fit une chanson inoubliable : «l’opportuniste». Ils étalent la foi des nouveaux convertis et se montrent plus intransigeants que de vieux troupiers.

Il existe des traitres de carnaval. Bernard Tapie par exemple, qui arrive dimanche soir sur les plateaux de télévision pour annoncer son soutien à Sarkozy mais, sans doute pris de boisson plus que de remords, annonce qu’il soutient Ségolène pour se raviser dans un fou rire général.

Il existe des petits marquis, pleins de leur personne, qui n’en finissent plus de régler leurs comptes avec Ségolène. L’un d’entre eux avait pourtant écrit que Sarkozy était un « néo-conservateur américain à passeport français ». Certains parlent d’aveux publics dans un pur procès stalinien. Tout cela ne s’est pas passé à Prague mais à Dijon.

J’ai bien connu ce spécialiste de l’économie car nous occupions un bureau au même étage de l’Assemblée Nationale et l’une de mes collaboratrices est venue travailler pour ce nouveau Saxon.

Quelle tristesse !

La haine aveugle et détruit jusqu’à l’intelligence.

Il ne reste que la médiocrité. Pauvre Eric.

Parfois, la politique, cela rend fou.

24.04.2007

La victoire de la démocratie

MOULT a compté, dimanche soir, 1 045 votants pour 1 146 électeurs inscrits, soit un taux de 91,19 % jamais atteint dans la commune.

Cette participation est d’autant plus remarquable que 168 électeurs s’étaient inscrits pour la première fois en 2006 et que 80 % de ces nouveaux électeurs étaient âgés de moins de 40 ans.

Les électrices et les électeurs se sont donc rendus en masse à la mairie, le plus souvent en famille, accompagnés de leurs jeunes enfants. Le dimanche était ensoleillé ; il faisait beau. C’est, parait-il, un encouragement à venir voter. Tant mieux.

Espérons qu’il en sera de même dans quinze jours ainsi que les 10 et 17 juin prochains. C’est en tout cas un moment de bonheur, partagé par tous.

Ce fut sans doute fatal pour le front national puisque, selon l’IFOP, la participation massive a « noyé l’électorat frontiste qui est toujours très mobilisé ».

Il est donc inutile de proposer, comme en Belgique, le vote obligatoire avec sanction financière à la clef.

La France sait donc réserver de belles surprises.

Le printemps de la démocratie.