23.04.2007
Front républicain
Avec une exceptionnelle participation des Français, le premier tour de l’élection présidentielle a qualifié les deux favoris, Nicolas Sarkozy avec 31 % des voix, Ségolène Royal avec 26 %. Des deux outsiders, l’un s’est écroulé, Jean-Marie Le Pen qui reste scotché à environ 10 % et François Bayrou qui réussit sa percée à 18,5 %.
Le premier tour qualifie. Le second tour élimine le perdant. Il faut donc rassembler pour l’emporter alors même que Nicolas Sarkozy a viré en tête.
Mais Ségolène peut gagner, doit gagner.
Elle doit rassembler toute la gauche et les écologistes, ce qui est fait. Elle doit aller, ainsi qu’elle l’a indiqué, bien au-delà. Elle n’est plus prisonnière d’un parti. Elle est désormais la championne du front républicain.
Elle doit donc lancer un signal fort auprès de tous les électeurs et tout d’abord auprès de ceux qui ont choisi de soutenir François Bayrou.
• L’Europe, tout d’abord, puisqu’elle s’est engagée avec François Bayrou à consulter à nouveau les Français sur un nouveau traité qui instituera la citoyenneté européenne et débloquera les institutions figées par le vote à l’unanimité.
• L’Etat impartial ensuite, car nous voulons un Etat qui ne favorise pas les copains. Un Etat où l’éthique sera la référence. Nous avons, en son temps, supprimé les fonds spéciaux. Il faut aller bien au-delà en termes de transparence, de travail législatif, de contrôle de l’exécutif et de l’administration. L’Etat impartial doit permettre de nous retrouver car chacun sent bien que la droite est aux antipodes de l’Etat impartial.
• La réforme des institutions enfin, la création de la sixième République pour remplacer un Etat aux abois qui repose sur la monarchie présidentielle.
Ainsi, en allant au-delà du rassemblement de la gauche, Ségolène Royal peut gagner. Elle seule peut porter ce message. Qu’elle le fasse avec courage en éliminant les contingences partisanes.
Qu’elle représente une démocratie apaisée.
Le premier tour qualifie. Le second tour élimine le perdant. Il faut donc rassembler pour l’emporter alors même que Nicolas Sarkozy a viré en tête.
Mais Ségolène peut gagner, doit gagner.
Elle doit rassembler toute la gauche et les écologistes, ce qui est fait. Elle doit aller, ainsi qu’elle l’a indiqué, bien au-delà. Elle n’est plus prisonnière d’un parti. Elle est désormais la championne du front républicain.
Elle doit donc lancer un signal fort auprès de tous les électeurs et tout d’abord auprès de ceux qui ont choisi de soutenir François Bayrou.
• L’Europe, tout d’abord, puisqu’elle s’est engagée avec François Bayrou à consulter à nouveau les Français sur un nouveau traité qui instituera la citoyenneté européenne et débloquera les institutions figées par le vote à l’unanimité.
• L’Etat impartial ensuite, car nous voulons un Etat qui ne favorise pas les copains. Un Etat où l’éthique sera la référence. Nous avons, en son temps, supprimé les fonds spéciaux. Il faut aller bien au-delà en termes de transparence, de travail législatif, de contrôle de l’exécutif et de l’administration. L’Etat impartial doit permettre de nous retrouver car chacun sent bien que la droite est aux antipodes de l’Etat impartial.
• La réforme des institutions enfin, la création de la sixième République pour remplacer un Etat aux abois qui repose sur la monarchie présidentielle.
Ainsi, en allant au-delà du rassemblement de la gauche, Ségolène Royal peut gagner. Elle seule peut porter ce message. Qu’elle le fasse avec courage en éliminant les contingences partisanes.
Qu’elle représente une démocratie apaisée.
08:25 Publié dans Campagne de Ségolène Royal | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : élection présidentielle 2007, Ségolène Royal
20.04.2007
Vote utile
A deux jours du vote du premier tour de l’élection présidentielle, il est nécessaire de rappeler certains principes de base.
1. Le candidat qui arrivera en tête, surtout s’il est détaché, bénéficiera d’un avantage pour le second tour de l’élection.
2. Le candidat de gauche devra rassembler sur son nom bien au-delà de la gauche traditionnelle. Ce sont donc tous les républicains qui devront assurer son succès. La République, c’est un Etat qui corrige les effets de la loi du marché. Celle qui assure la promotion de ceux qui travaillent. Celle qui se penche sur tous les exclus de la société. Il n’y a pas de bons et mauvais Français, il y a tous les Français quels que soient leur origine, leur race, leur rang, leur religion.
3. La candidate de gauche devra rassurer, c’est son principal atout alors même que le candidat de l’UMP inquiète, fait peur.
4. Il faut donc que le vote utile joue à plein. Nous avons tous en tête le 21 avril 2002. Plus jamais ça. Alors, dès le premier tour, votons tous pour Ségolène.
1. Le candidat qui arrivera en tête, surtout s’il est détaché, bénéficiera d’un avantage pour le second tour de l’élection.
2. Le candidat de gauche devra rassembler sur son nom bien au-delà de la gauche traditionnelle. Ce sont donc tous les républicains qui devront assurer son succès. La République, c’est un Etat qui corrige les effets de la loi du marché. Celle qui assure la promotion de ceux qui travaillent. Celle qui se penche sur tous les exclus de la société. Il n’y a pas de bons et mauvais Français, il y a tous les Français quels que soient leur origine, leur race, leur rang, leur religion.
3. La candidate de gauche devra rassurer, c’est son principal atout alors même que le candidat de l’UMP inquiète, fait peur.
4. Il faut donc que le vote utile joue à plein. Nous avons tous en tête le 21 avril 2002. Plus jamais ça. Alors, dès le premier tour, votons tous pour Ségolène.
09:50 Publié dans Campagne de Ségolène Royal | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : élection présidentielle 2007, vote utile
19.04.2007
Le plein-emploi
A quelques jours du premier tour de l’élection présidentielle, la question de l’emploi et du chômage reste la première préoccupation des Français.
Nous sommes les mauvais élèves de l’Europe. Avec 8,8 % de chômeurs, taux retenu par Eurostat, nous restons 1,5 % au-dessus de la moyenne des pays européens.
Peut-on, dans cette morosité délétère, envisager le plein-emploi au moment où on ne parle que des délocalisations et jamais d’emplois créés ?
La croissance, à elle seule, sauf miracle mais nous sommes des laïcs impénitents, ne pourra assurer le plein-emploi.
Il nous faut faire preuve de volontarisme : 500 000 emplois seront donc créés pour les jeunes de notre pays. Le contrat « première chance » sera réservé aux jeunes embauchés par les PME de moins de vingt salariés. Le salaire et les cotisations de ces jeunes sans qualification seront pris en charge par l’Etat. Les aides données aux entreprises et les exonérations fiscales seront modulées en fonction du contrat de travail.
Idée novatrice de Ségolène, la sécurité sociale professionnelle, offrant une rémunération aux licenciés économiques égale à 90 % du dernier salaire. Ces salariés bénéficieront pendant un an d’une formation et d’une aide personnalisée.
Quant aux 35 heures, Ségolène Royal fait preuve d’une approche pragmatique. Leur généralisation aux petites entreprises relève plus du dogme que de la perception de la réalité sociale. La sécurité sociale professionnelle semble décalquée de la flex-sécurité inventée par les Danois.
La quadrature du cercle réside dans deux volontés : sécurité pour les salariés, souplesse pour les entreprises. Il faudra bien y arriver. Cela demandera de l’imagination et de la fermeté. Il faudra sans doute rompre avec nos habitudes. Tel sera le prix du plein emploi.
Nous sommes les mauvais élèves de l’Europe. Avec 8,8 % de chômeurs, taux retenu par Eurostat, nous restons 1,5 % au-dessus de la moyenne des pays européens.
Peut-on, dans cette morosité délétère, envisager le plein-emploi au moment où on ne parle que des délocalisations et jamais d’emplois créés ?
La croissance, à elle seule, sauf miracle mais nous sommes des laïcs impénitents, ne pourra assurer le plein-emploi.
Il nous faut faire preuve de volontarisme : 500 000 emplois seront donc créés pour les jeunes de notre pays. Le contrat « première chance » sera réservé aux jeunes embauchés par les PME de moins de vingt salariés. Le salaire et les cotisations de ces jeunes sans qualification seront pris en charge par l’Etat. Les aides données aux entreprises et les exonérations fiscales seront modulées en fonction du contrat de travail.
Idée novatrice de Ségolène, la sécurité sociale professionnelle, offrant une rémunération aux licenciés économiques égale à 90 % du dernier salaire. Ces salariés bénéficieront pendant un an d’une formation et d’une aide personnalisée.
Quant aux 35 heures, Ségolène Royal fait preuve d’une approche pragmatique. Leur généralisation aux petites entreprises relève plus du dogme que de la perception de la réalité sociale. La sécurité sociale professionnelle semble décalquée de la flex-sécurité inventée par les Danois.
La quadrature du cercle réside dans deux volontés : sécurité pour les salariés, souplesse pour les entreprises. Il faudra bien y arriver. Cela demandera de l’imagination et de la fermeté. Il faudra sans doute rompre avec nos habitudes. Tel sera le prix du plein emploi.
08:10 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : plein-emploi, chômage, contrat première chance, sécurité sociale professionnelle

