18.04.2007
Marianne d’Or
La commune de Moult, son conseil municipal, ses habitants, ses employés peuvent être fiers. Elle vient d’obtenir la « Marianne d’Or » qui lui a été remise ce mercredi 18 avril 2007 au Sénat en présence des présidents du Sénat et de l’Assemblée Nationale.
La « Marianne d’Or » a été décernée au titre de l’action culturelle de la commune qui a eu la chance d’avoir de bonnes fées qui se sont penchées sur son berceau. Michel Crépeau, notre ami, et Catherine Tasca, Ministre de la Culture et Sénateur des Yvelines, mais aussi Franz-Olivier Giesbert.
F.O.G. était donc là. L’ami était là. C’est un homme discret qui n’a pas voulu monter sur la tribune. Lui, l’habitué des plateaux de télé, déteste les flashs et fait toujours preuve de retenue. Par volonté de laisser la vedette aux autres. Par élégance.
Franz nous a légué près de 15 000 livres. La bibliothèque de Moult porte son nom et celui de François Mitterrand.
Notre action culturelle dépasse le livre. Moult a commandé et installé des statues contemporaines, l’une consacrée aux oiseaux, les autres aux symboles de la République, la liberté, l’égalité, la fraternité. La commune a commandé une peinture de 5 mètres sur 3 en hommage aux arbres disparus après la tempête de 1999.
Daniel Sciora, Gilgogué, Philippe Bézard sont les artistes peintres, sculpteurs, plasticiens qui ont participé à notre aventure culturelle.
N’oublions pas les concerts, les pièces de théâtres, les contes.
Décidemment, Moult est une petite ville mais elle sait donner l’exemple. La démocratie locale irrigue de son sang la vie quotidienne. Elle est joie et animation.
La Culture a décidemment du bon.
La « Marianne d’Or » a été décernée au titre de l’action culturelle de la commune qui a eu la chance d’avoir de bonnes fées qui se sont penchées sur son berceau. Michel Crépeau, notre ami, et Catherine Tasca, Ministre de la Culture et Sénateur des Yvelines, mais aussi Franz-Olivier Giesbert.
F.O.G. était donc là. L’ami était là. C’est un homme discret qui n’a pas voulu monter sur la tribune. Lui, l’habitué des plateaux de télé, déteste les flashs et fait toujours preuve de retenue. Par volonté de laisser la vedette aux autres. Par élégance.
Franz nous a légué près de 15 000 livres. La bibliothèque de Moult porte son nom et celui de François Mitterrand.
Notre action culturelle dépasse le livre. Moult a commandé et installé des statues contemporaines, l’une consacrée aux oiseaux, les autres aux symboles de la République, la liberté, l’égalité, la fraternité. La commune a commandé une peinture de 5 mètres sur 3 en hommage aux arbres disparus après la tempête de 1999.
Daniel Sciora, Gilgogué, Philippe Bézard sont les artistes peintres, sculpteurs, plasticiens qui ont participé à notre aventure culturelle.
N’oublions pas les concerts, les pièces de théâtres, les contes.
Décidemment, Moult est une petite ville mais elle sait donner l’exemple. La démocratie locale irrigue de son sang la vie quotidienne. Elle est joie et animation.
La Culture a décidemment du bon.
09:45 Publié dans Institutions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Moult, Marianne d'Or, Sénat
17.04.2007
Un grand historien
René Rémond aura marqué tous les historiens et les spécialistes de la science politique.
Inventeur du concept des droites en France, il aura séduit, subjugué par son intelligence, sa clairvoyance, son esprit de synthèse.
Il avait théorisé la droite par rapport à la gauche mais surtout la droite par rapport à elle-même. La France est donc un vieux pays où les conservateurs selon leur tempérament, leur programme, leur prise du pouvoir, leur exercice des fonctions sont des légitimistes, des orléanistes ou des bonapartistes.
Son regard sur les autres était malicieux et sa bonté semblait infinie.
Les étudiants le respectaient et l’admiraient. Il sut faire de Nanterre, lieu de la chienlit selon de Général de Gaulle, une université respectée. Un tour de force.
Il saura s’intéresser au monde judiciaire en siégeant au conseil supérieur de la magistrature et au comité pour la réforme de la procédure criminelle. Son esprit éclectique, l’amène à réfléchir sur le fichier des juifs, les monuments historiques, le voile islamique.
Son syncrétisme allie catholicisme d’ouverture et rationalité.
Il a manqué à la gauche d’avoir un pareil historien pour théoriser les courants communiste, socialiste et radical.
Avec René Rémond, c’est un peu de l’esprit des lumières qui s’envole vers l’infini.
Inventeur du concept des droites en France, il aura séduit, subjugué par son intelligence, sa clairvoyance, son esprit de synthèse.
Il avait théorisé la droite par rapport à la gauche mais surtout la droite par rapport à elle-même. La France est donc un vieux pays où les conservateurs selon leur tempérament, leur programme, leur prise du pouvoir, leur exercice des fonctions sont des légitimistes, des orléanistes ou des bonapartistes.
Son regard sur les autres était malicieux et sa bonté semblait infinie.
Les étudiants le respectaient et l’admiraient. Il sut faire de Nanterre, lieu de la chienlit selon de Général de Gaulle, une université respectée. Un tour de force.
Il saura s’intéresser au monde judiciaire en siégeant au conseil supérieur de la magistrature et au comité pour la réforme de la procédure criminelle. Son esprit éclectique, l’amène à réfléchir sur le fichier des juifs, les monuments historiques, le voile islamique.
Son syncrétisme allie catholicisme d’ouverture et rationalité.
Il a manqué à la gauche d’avoir un pareil historien pour théoriser les courants communiste, socialiste et radical.
Avec René Rémond, c’est un peu de l’esprit des lumières qui s’envole vers l’infini.
08:15 Publié dans Faits de société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : René Rémond, histoire, droites
16.04.2007
Les Goinfres
La gauche réaliste a toujours voulu réconcilier l’entreprise et les Français. Il est normal qu’une société fasse des bénéfices et gagne de l’argent de même qu’il est parfaitement admissible que les chefs d’entreprises soient bien rémunérés.
Mais tout doit rester dans une juste mesure. Et ce n’est pas, ce n’est plus le cas.
Les entreprises du CAC 40 ont fait plus de cent milliards d’euros de bénéfices et les dividendes ont augmenté de 30 % en 2006. Ces chiffres mirobolants ont été réalisés au détriment des PME françaises soumises année après année à une rentabilité toujours plus forte qui pousse le chef d’entreprise à exiger des rythmes fous de son personnel. N’allez pas chercher plus loin les origines du stress, le sentiment de harcèlement, le mal-être qui amène des salariés aux gestes extrêmes.
Le monde de l’entreprise est souvent impitoyable et certains patrons, certes peu nombreux mais si représentatifs de l’argent fou, se comportent comme des goinfres. Ils s’empiffrent de stock-options, de primes, d’indemnités, de retraites dorées en plus de salaires astronomiques.
Le patron d’Airbus, qui a laissé son entreprise sur le flan, part avec 8,5 millions d’euros. Une dizaine d’autres ont défrayé la chronique ; ils ont quitté Carrefour, Vivendi, Alcatel-Lucent, Eiffage avec des dizaines de millions d’euros.
Ce système est détestable. Il donne la nausée.
Lorsque je rappelle que le salaire moyen est de l’ordre de 2 000 euros, que les rmistes sont en augmentation depuis 2002 de 30 %, que les smicards seront 4 millions, que 20 % des salariés ne touchent pas le SMIC, les tenants du libéralisme me répondent que je fais du populisme et qu’il faut bien rémunérer ceux qui produisent, créent des richesses ; que tous les pays du monde libéral agissent ainsi.
Le MEDEF avait pris la mesure de la fracture qui se crée, qui s’accroit et Laurence Parisot a fait savoir que de telles mœurs lui donnaient des hauts le cœur. Mais elle a dû se taire sous la pression des grands barons du patronat. Certaines mesures peuvent pourtant être prises pour remédier à ce scandale économique. La transparence des rémunérations et des indemnités est désormais imposée. Faut-il soumettre à l’assemblée générale des actionnaires ce qui relève actuellement des conseils d’administration ? Faut-il soumettre à un comité d’éthique composé de magistrats et d’économistes indépendants le montant des indemnités ? Faut-il permettre à chaque actionnaire de saisir la justice pour dénoncer ce qui relève de l’abus de biens sociaux ?
Les solutions existent donc alors que l’UMP promet aux goinfres de diminuer leurs impôts et de créer le bouclier fiscal qui leur permettra de ne plus payer l’impôt sur le capital.
Que les goinfres se méfient. Il y a quelques décennies, certains exaltés ont fait parler la poudre, en France, en Italie, en Allemagne. Des innocents ont alors perdu la vie.
Les goinfres contribuent à faire disparaitre les repères. Ils mettent nos institutions en danger et donnent des raisons d’agir aux têtes brulées.
Mais tout doit rester dans une juste mesure. Et ce n’est pas, ce n’est plus le cas.
Les entreprises du CAC 40 ont fait plus de cent milliards d’euros de bénéfices et les dividendes ont augmenté de 30 % en 2006. Ces chiffres mirobolants ont été réalisés au détriment des PME françaises soumises année après année à une rentabilité toujours plus forte qui pousse le chef d’entreprise à exiger des rythmes fous de son personnel. N’allez pas chercher plus loin les origines du stress, le sentiment de harcèlement, le mal-être qui amène des salariés aux gestes extrêmes.
Le monde de l’entreprise est souvent impitoyable et certains patrons, certes peu nombreux mais si représentatifs de l’argent fou, se comportent comme des goinfres. Ils s’empiffrent de stock-options, de primes, d’indemnités, de retraites dorées en plus de salaires astronomiques.
Le patron d’Airbus, qui a laissé son entreprise sur le flan, part avec 8,5 millions d’euros. Une dizaine d’autres ont défrayé la chronique ; ils ont quitté Carrefour, Vivendi, Alcatel-Lucent, Eiffage avec des dizaines de millions d’euros.
Ce système est détestable. Il donne la nausée.
Lorsque je rappelle que le salaire moyen est de l’ordre de 2 000 euros, que les rmistes sont en augmentation depuis 2002 de 30 %, que les smicards seront 4 millions, que 20 % des salariés ne touchent pas le SMIC, les tenants du libéralisme me répondent que je fais du populisme et qu’il faut bien rémunérer ceux qui produisent, créent des richesses ; que tous les pays du monde libéral agissent ainsi.
Le MEDEF avait pris la mesure de la fracture qui se crée, qui s’accroit et Laurence Parisot a fait savoir que de telles mœurs lui donnaient des hauts le cœur. Mais elle a dû se taire sous la pression des grands barons du patronat. Certaines mesures peuvent pourtant être prises pour remédier à ce scandale économique. La transparence des rémunérations et des indemnités est désormais imposée. Faut-il soumettre à l’assemblée générale des actionnaires ce qui relève actuellement des conseils d’administration ? Faut-il soumettre à un comité d’éthique composé de magistrats et d’économistes indépendants le montant des indemnités ? Faut-il permettre à chaque actionnaire de saisir la justice pour dénoncer ce qui relève de l’abus de biens sociaux ?
Les solutions existent donc alors que l’UMP promet aux goinfres de diminuer leurs impôts et de créer le bouclier fiscal qui leur permettra de ne plus payer l’impôt sur le capital.
Que les goinfres se méfient. Il y a quelques décennies, certains exaltés ont fait parler la poudre, en France, en Italie, en Allemagne. Des innocents ont alors perdu la vie.
Les goinfres contribuent à faire disparaitre les repères. Ils mettent nos institutions en danger et donnent des raisons d’agir aux têtes brulées.
08:40 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : entreprises, profits, CAC 40, primes, indemnités, bénéfices, Carrefour

