15.05.2007
La soupe
Après les noms de Claude Allègre, Hubert Védrine, Jean-Marie Bockel, la rumeur fait de Bernard Kouchner un futur transfuge.
On avait déjà eu Eric Besson qui recevra ou ne recevra pas un plat de lentilles de la part du nouveau pouvoir.
Ces tentatives de débauchage, sous prétexte d’ouverture me donne des hauts le cœur.
Un autre Nicolas écrivit en 1513 « Le Prince ». Toutes les techniques de retournement des individus y sont décrites avec un art consommé. Machiavel aurait donc un lointain descendant à Neuilly.
Reste Bernard Kouchner qui a toujours eu le sentiment de ne pas être estimé à sa juste valeur. Il essaya, mais en vain, lorsqu’il était membre du PRG, de trouver une circonscription pour rencontrer l’électeur rural qui est plus difficile à convaincre que les bobos de la rive gauche.
J’ignore ce que décidera Bernard Kouchner mais voudrais lui raconter ce que vécut mon ami Stefan Meller, ambassadeur de Pologne à Paris. Le dernier gouvernement de la droite extrême, au pouvoir à Varsovie, en fit un ministre de l’ouverture chargé des affaires étrangères de la Pologne. Stefan Meller était un grand historien, spécialiste de Danton, ami de Wajda, et de l’intelligentzia parisienne. Il servit, pendant quelques mois, de caution européenne mais, devant le nationalisme des frères jumeaux qui dirigent la Pologne, il fut contraint de remettre sa démission. Il n’avait servi à rien.
Un ministre des affaires étrangères, en France, doit vivre en osmose avec le Président de la République. Il doit devancer ses choix, devenir son interprète, son avocat, vanter ses mérites dans toutes les cours d’Europe et du reste du monde.
Il est, certes, agréable de dîner au Quai d’Orsay, d’être adulé par les belles femmes qui fourmillent dans les ambassades et de fréquenter les dirigeants de la planète. Mais, la réalité reste cruelle. Elle écrase et broie tout ministre des affaires étrangères qui veut exister par lui-même.
Il faudra bien faire un choix, soit un poste de petit télégraphiste comme le pensait méchamment François Mitterrand, soit rester une référence pour ceux qui ont cru que 1968 n’était pas seulement la chienlit.
Bernard Kouchner a fait rêver avec les « French Doctors ». N’est-ce-pas plus important que de brouiller une image toujours fraîche ?
Les oubliettes de l’histoire sont proches car n’est pas Talleyrand qui veut.
On avait déjà eu Eric Besson qui recevra ou ne recevra pas un plat de lentilles de la part du nouveau pouvoir.
Ces tentatives de débauchage, sous prétexte d’ouverture me donne des hauts le cœur.
Un autre Nicolas écrivit en 1513 « Le Prince ». Toutes les techniques de retournement des individus y sont décrites avec un art consommé. Machiavel aurait donc un lointain descendant à Neuilly.
Reste Bernard Kouchner qui a toujours eu le sentiment de ne pas être estimé à sa juste valeur. Il essaya, mais en vain, lorsqu’il était membre du PRG, de trouver une circonscription pour rencontrer l’électeur rural qui est plus difficile à convaincre que les bobos de la rive gauche.
J’ignore ce que décidera Bernard Kouchner mais voudrais lui raconter ce que vécut mon ami Stefan Meller, ambassadeur de Pologne à Paris. Le dernier gouvernement de la droite extrême, au pouvoir à Varsovie, en fit un ministre de l’ouverture chargé des affaires étrangères de la Pologne. Stefan Meller était un grand historien, spécialiste de Danton, ami de Wajda, et de l’intelligentzia parisienne. Il servit, pendant quelques mois, de caution européenne mais, devant le nationalisme des frères jumeaux qui dirigent la Pologne, il fut contraint de remettre sa démission. Il n’avait servi à rien.
Un ministre des affaires étrangères, en France, doit vivre en osmose avec le Président de la République. Il doit devancer ses choix, devenir son interprète, son avocat, vanter ses mérites dans toutes les cours d’Europe et du reste du monde.
Il est, certes, agréable de dîner au Quai d’Orsay, d’être adulé par les belles femmes qui fourmillent dans les ambassades et de fréquenter les dirigeants de la planète. Mais, la réalité reste cruelle. Elle écrase et broie tout ministre des affaires étrangères qui veut exister par lui-même.
Il faudra bien faire un choix, soit un poste de petit télégraphiste comme le pensait méchamment François Mitterrand, soit rester une référence pour ceux qui ont cru que 1968 n’était pas seulement la chienlit.
Bernard Kouchner a fait rêver avec les « French Doctors ». N’est-ce-pas plus important que de brouiller une image toujours fraîche ?
Les oubliettes de l’histoire sont proches car n’est pas Talleyrand qui veut.
08:38 Publié dans Nicolas Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Nicolas Sarkozy, Bernard Kouchner

