14.03.2007
Maigre bilan
08:35 Publié dans Institutions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Jacques Chirac, arts premiers, François Mitterrand, The Indépendant, Daily Telegraph, Spiegel
05.03.2007
L’Autruche, l’Europe et l’Agriculteur,
08:20 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Economie, Environnement, Jacques Chirac, Sarkozy, DPU, CTE, Agriculture
10.01.2007
Chirac : Quel gâchis !
Jacques Chirac aura donc passé 12 années à l’Elysée et son bilan restera marqué par la vacuité. Elu en 2002 par plus de 80 % des Français, il pouvait dépasser les contingences partisanes, devenir le rassembleur du peuple français si marqué depuis toujours par les divisions et les querelles des tribus gauloises. Ses deux mandats seront ceux de l’échec du référendum européen si indispensable pour la création d’une nouvelle citoyenneté. Son incapacité à relancer la France depuis 2005 reste incompréhensible. Il donne l’impression d’avoir fait l’impasse sur la place de la France en Europe. Son engagement pour l’adhésion de la Turquie à l’Europe alors même qu’il faut renforcer les institutions européennes au risque de dilution de celles-ci, trouble les uns et les autres. La Turquie est en Asie et non en Europe, en dehors d’Istanbul, et ses retards sont tels qu’elle ferait plonger l’Europe car la Turquie, plus peuplée que la France n’est pas la Bulgarie ou la Roumanie qui viennent d’adhérer. Jacques Chirac aurait pu s’attaquer à la pauvreté, mal endémique qui touche plus de 6 millions de Français qui vivent de rien ou à peu près rien. Eh bien non, il a préféré diminuer les impôts des plus favorisés, aider les entreprises qui réalisent des profits colossaux, admettre les golden parachuts de quelques uns, insatiables, dans leur quête d’enrichissement. Dans l’inconscient collectif, il laissera le souvenir de Louis Philippe, qui aidé par Guizot, s’était écrié « enrichissez-vous ». Et la place de la France dans le monde me direz-vous ? Jamais elle n’a été plus réduite. La francophonie est un souvenir, les lycées français à l’étranger sont dans un état lamentable et de plus, si chers, qu’ils n’accueillent plus les enfants étrangers des pays où ils sont installés. La France perd ainsi les relais du futur et le paiera cher dans les années à venir en terme d’influence et de marchés pour nos entreprises. Aucune initiative n’a été prise pour l’euro méditerranée alors que la France occupe une place essentielle dans cette partie du monde, en dehors de l’orbite anglo-saxonne. Et la conférence de Barcelone reste à l’état de balbutiement. Certes, la France n’est pas entrée en guerre aux côtés des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne. C’était la position de tous et en particulier de la gauche unanime. Seul sans doute, Nicolas Sarkozy l’a regretté car j’ai le sentiment profond que si le Président de l’UMP s’était trouvé à l’Elysée, il aurait emmené la France dans l’aventure irakienne aux côtés de son ami, Monsieur Bush. Car Sarkozy est avant tout en rupture avec la politique étrangère française et a choisi l’atlantisme américain au détriment de l’Europe et de son socle franco-allemand. Plus grave sans doute, si faire se peut, est le symbole que donnera le Président de la République en termes de morale et d’éthique. Certains et notamment Franz-Olivier Giesbert ont pu parler de la tragédie du Président. Englué dans les affaires judiciaires, en attente de mises en examen qui ne sont suspendues que du fait de son statut mais qui reprendront immanquablement, dès son départ de la présidence, Jacques Chirac s’apprête à vivre les pires moments de sa longue vie politique. Il se croyait tout permis, puisant sans retenue dans les fonds secrets, confondant sa charge et les obligations de celle-ci avec son bon plaisir. Que plus de 30 gendarmes continuent à protéger nuit et jour son château de Corrèze où il ne met pas les pieds en dit long sur la dégradation de l’esprit républicain. Le Président fait actuellement de beaux discours, sur le maintien des services publics, sur la peine de mort, sur la fracture sociale, sur le rôle de la France. L’homme est sympathique, il aime la France profonde. Quel gâchis !
09:55 Publié dans Institutions | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Jacques Chirac, France dans le monde, Ethique, Statut du président, fracture sociale, guerre en irak

