25.05.2007
Racaille le Rouge
Plantu a encore frappé. Pour le centième anniversaire de la naissance du père de Tintin, il s’amuse à la une du Monde du 23 mai 2007.
Le Général qui n’a rien à voir avec Alcazar affirme que son seul rival n’a pas été Mitterrand, mais Tintin. Quant à Nicolas, il ressemble à Rackham le Rouge, capitaine pirate qui lutta avec le Chevalier de Haddock. Rackham finit par exploser et Tintin retrouva au château de Moulinsart le trésor de Rackham le Rouge.
Hergé a réussi un exploit. Depuis plus d’un demi-siècle, il a marqué la jeunesse de tous les pays. Des centaines de millions de BD ont été vendues et encore actuellement, jeunes et moins jeunes, achètent chaque année un million de bandes dessinées consacrées à Tintin.
L’œuvre est inusable. Son caractère est universel.
Les personnages sont extraordinaires même si l’on peut regretter que l’éternel féminin prenne les traits de la Castafiore, rossignol milanais qui ne connait que l’air des bijoux de Faust.
L’univers d’Hergé semble parfaitement coller à la réalité : l’Afrique, bien sûr, avec le Congo, mais aussi l’Amérique du Sud ou l’Amérique centrale avec les Picaros et les batailles de Picrochole qui opposent des Etats minuscules dirigés par Alcazar ou Tapioca, manipulés par des marchands d’armes. La notoriété de Tintin en Chine est une réalité incontournable.
Un tintinôlatre a souligné que la grande force d’Hergé était « de représenter des idées, plus que des objets ou des personnages. »
Tintin est allé sur la lune avec le Capitaine et Tournesol. Il n’a pas emmené Rackham le Rouge. Pourquoi donc Plantu a-t-il dessiné Racaille le Rouge à la une du Monde.
A qui pensait-il ?
A Iznogoud ?
08:20 Publié dans Nicolas Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Plantu, Le Monde, Rackham le Rouge, Nicolas Sarkozy
02.05.2007
Vive Plantu
Depuis 1968, je lis Le Monde tous les jours, ou plus exactement tous les soirs puisqu’un porteur spécial me l’apporte vers 17 heures à mon cabinet d’avocat.
Depuis un certain temps, Le Monde m’ennuie. Trop sérieux. Mais surtout, trop gouvernemental. Trop UMP, trop Sarkozyste. Comment s’étonner qu’Alain Minc, un esprit éclairé qui a fini par s’éteindre comme les cierges dans les églises, en soit le patron. Minc, dont j’ai lu pratiquement tous les livres, m’ennuie. C’est un somnifère aussi sûr que quelques discours de spécialistes des tribulations boursières.
Mais, heureusement, il y a Plantu. Et, chaque soir, j’admire son dessin, son génie. Peindre Sarkozy sous les traits d’Iznogoud, celui voulait être calife à la place du calife. L’assassin en puissance. Le parricide chiraquien. Le Méchant.
Iznogoud est survolé par des mouches, entouré par des souris apeurées.
Iznogoud, c’est encore mieux que Joe Dalton.
L’un termina dans les geôles du pacha, l’autre dans un pénitencier.
Partisan de la présomption d’innocence, je préfère laisser le vizir et le pacha en liberté mais hors d’état de nuire.
En 2002, j’ai voté pour le pacha. En 2007, qui voterait pour le vizir ? Qui voterait pour Iznogoud ?
08:17 Publié dans Nicolas Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Plantu, Le Monde, Iznogoud, Joe Dalton, Nicolas Sarkozy

