01.03.2007

Infirmières en Libye

L’ambassadrice de Bulgarie nous recevait le 27 février 2007 à Paris pour tenter de sauver cinq malheureuses infirmières bulgares et leur médecin palestinien condamnés à mort par la justice libyenne.

Le professeur Montagnier, spécialiste du SIDA, expliqua qu’elles n’avaient aucune responsabilité dans la contamination des 450 enfants libyens par le SIDA.

Mais, il fallait des responsables.

Quoi de mieux que des Européens, quoi de mieux que des femmes. La réincarnation du diable en quelque sorte.

Michel Taube, Président de Ensemble Contre la Peine de Mort, et Maître Alexiev, avocat des infirmières, exposèrent, qu’après une première condamnation à mort et la cassation de celle-ci, les infirmières avaient été condamnées une seconde fois à la peine capitale. Et le pouvoir libyen exécute les condamnations puisque deux Turcs ont été dernièrement exécutés.

Les demandes du Colonel Kadhafi sont obscures : il souhaiterait tout d’abord que l’un des condamnés libyens à la peine de perpétuité par les tribunaux britanniques à la suite de l’attentat de Lockerbie lui soit rendu. Il exige ensuite deux millions de dollars par enfant contaminé. Nous sommes bien loin de la justice !

Depuis huit années, ces femmes et leur médecin croupissent en prison. Elles sont les dernières Européennes a être condamnées à mort, de plus, pour un crime inexistant.

C’est aujourd’hui le trentième anniversaire de la révolution libyenne qui permit à Kadhafi de prendre le pouvoir.

Nous avons donc décidé de mobiliser l’opinion et les plus hautes autorités de France et d’Europe pour appeler à la clémence et souhaiter qu’enfin justice soit rendue.

Le rêve entretient l’espoir.