10.04.2007
4 millions de smicards
Le nombre des smicards explose. Ils étaient 2,5 millions en 2002. Ils sont 3,6 millions en 2007, soit plus de 40 % d’augmentation. On court vers les 4 millions.
Ils sont particulièrement nombreux dans les hôtels et restaurants (50 %), dans les services aux particuliers (39 %) et dans le commerce (32 %).
Les raisons de ce phénomène sont multiples : effet mécanique des 35 heures, envol du SMIC qui est passé de 6,67 euros en 2001 à 8,27 euros en 2007. Désormais, ce ne sont plus seulement les jeunes mais aussi les jeunes diplômés qui émargent au SMIC. Les élèves des IUT trouvent souvent du travail mais doivent accepter d’être payés au SMIC.
Désespérant.
L’Etat, lui-même, paie les fonctionnaires de catégorie C au SMIC lorsqu’il ne leur consent pas quelques euros de bonus.
Un salarié sur six est donc payé au SMIC et les emplois aidés ne font que renforcer cette tendance.
De plus, les allègements de charges sociales, consentis aux employeurs qui emploient de la main-d’œuvre non qualifiée, ne font que renforcer la « trappe à SMIC » pour utiliser une expression bien consacrée.
On ne soulignera jamais assez l’effet d’aubaine recherchée par les entreprises qui emploient et embauchent au niveau du SMIC, ce qui annihile toute promotion sociale.
Finalement, c’est une grande partie de la classe ouvrière qui est payée au SMIC et il faudra bientôt être agent de maîtrise ou cadre débutant pour se détacher du SMIC.
Si encore avec l’ancienneté, on pouvait espérer décoller. Pas du tout. 26 % des smicards ont plus de dix ans d’ancienneté.
On peut, bien sûr, se féliciter de ce que le SMIC augmente, de ce qu’il va progresser pour atteindre rapidement 1 500 euros. Mais le danger guette et le désespoir également, car à trop grossir le nombre de smicards, le pouvoir politique prend un risque énorme : celui de la révolte de tous ceux qui n’ont plus d’espoir de promotion. On ne peut bien sûr augmenter tous les salaires autant que le SMIC. Il faut être réaliste, me direz-vous.
L’enfer est décidément pavé de meilleures intentions.
Ils sont particulièrement nombreux dans les hôtels et restaurants (50 %), dans les services aux particuliers (39 %) et dans le commerce (32 %).
Les raisons de ce phénomène sont multiples : effet mécanique des 35 heures, envol du SMIC qui est passé de 6,67 euros en 2001 à 8,27 euros en 2007. Désormais, ce ne sont plus seulement les jeunes mais aussi les jeunes diplômés qui émargent au SMIC. Les élèves des IUT trouvent souvent du travail mais doivent accepter d’être payés au SMIC.
Désespérant.
L’Etat, lui-même, paie les fonctionnaires de catégorie C au SMIC lorsqu’il ne leur consent pas quelques euros de bonus.
Un salarié sur six est donc payé au SMIC et les emplois aidés ne font que renforcer cette tendance.
De plus, les allègements de charges sociales, consentis aux employeurs qui emploient de la main-d’œuvre non qualifiée, ne font que renforcer la « trappe à SMIC » pour utiliser une expression bien consacrée.
On ne soulignera jamais assez l’effet d’aubaine recherchée par les entreprises qui emploient et embauchent au niveau du SMIC, ce qui annihile toute promotion sociale.
Finalement, c’est une grande partie de la classe ouvrière qui est payée au SMIC et il faudra bientôt être agent de maîtrise ou cadre débutant pour se détacher du SMIC.
Si encore avec l’ancienneté, on pouvait espérer décoller. Pas du tout. 26 % des smicards ont plus de dix ans d’ancienneté.
On peut, bien sûr, se féliciter de ce que le SMIC augmente, de ce qu’il va progresser pour atteindre rapidement 1 500 euros. Mais le danger guette et le désespoir également, car à trop grossir le nombre de smicards, le pouvoir politique prend un risque énorme : celui de la révolte de tous ceux qui n’ont plus d’espoir de promotion. On ne peut bien sûr augmenter tous les salaires autant que le SMIC. Il faut être réaliste, me direz-vous.
L’enfer est décidément pavé de meilleures intentions.
10:25 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : SMIC

