24.04.2007
La victoire de la démocratie
MOULT a compté, dimanche soir, 1 045 votants pour 1 146 électeurs inscrits, soit un taux de 91,19 % jamais atteint dans la commune.
Cette participation est d’autant plus remarquable que 168 électeurs s’étaient inscrits pour la première fois en 2006 et que 80 % de ces nouveaux électeurs étaient âgés de moins de 40 ans.
Les électrices et les électeurs se sont donc rendus en masse à la mairie, le plus souvent en famille, accompagnés de leurs jeunes enfants. Le dimanche était ensoleillé ; il faisait beau. C’est, parait-il, un encouragement à venir voter. Tant mieux.
Espérons qu’il en sera de même dans quinze jours ainsi que les 10 et 17 juin prochains. C’est en tout cas un moment de bonheur, partagé par tous.
Ce fut sans doute fatal pour le front national puisque, selon l’IFOP, la participation massive a « noyé l’électorat frontiste qui est toujours très mobilisé ».
Il est donc inutile de proposer, comme en Belgique, le vote obligatoire avec sanction financière à la clef.
La France sait donc réserver de belles surprises.
Le printemps de la démocratie.
Cette participation est d’autant plus remarquable que 168 électeurs s’étaient inscrits pour la première fois en 2006 et que 80 % de ces nouveaux électeurs étaient âgés de moins de 40 ans.
Les électrices et les électeurs se sont donc rendus en masse à la mairie, le plus souvent en famille, accompagnés de leurs jeunes enfants. Le dimanche était ensoleillé ; il faisait beau. C’est, parait-il, un encouragement à venir voter. Tant mieux.
Espérons qu’il en sera de même dans quinze jours ainsi que les 10 et 17 juin prochains. C’est en tout cas un moment de bonheur, partagé par tous.
Ce fut sans doute fatal pour le front national puisque, selon l’IFOP, la participation massive a « noyé l’électorat frontiste qui est toujours très mobilisé ».
Il est donc inutile de proposer, comme en Belgique, le vote obligatoire avec sanction financière à la clef.
La France sait donc réserver de belles surprises.
Le printemps de la démocratie.
08:35 Publié dans Institutions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : élection, vote, démocratie, électeurs, électrices, taux de participation
15.02.2007
Opposition et démocratie
Il peut paraitre paradoxal de s’intéresser aux droits de l’opposition. Et le plus chagrin de remarquer : « ce n’est pas ainsi qu’on a un moral de vainqueur ! »
Et pourtant, une démocratie réelle se mesure au rôle réservé à l’opposition, autrement dit à la majorité de demain, sinon, faute d’alternance, la démocratie serait bien malade.
Il faut en premier lieu rééquilibrer le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif. La Constitution de la Vème République brutalise l’Assemblée, transformée en chambre d’enregistrement. Ségolène Royal a donc bien raison de proposer la suppression de l’article 49-3 de la Constitution qui clôt toute discussion au sein du parlement. Lionel Jospin qui n’avait pourtant pas de majorité au Sénat ne l’a jamais utilisé, à la différence de MM Raffarin et de Villepin.
De même faut-il supprimer le droit de veto du Sénat. La Haute Assemblée ne peut, compte tenu de son mode de désignation, bloquer l’action législative et constitutionnelle. Le Sénat a un rôle à jouer dans l’élaboration de la loi mais lui conférer un droit d’opposition, c’est dénaturer sa fonction même qui est de représenter les collectivités territoriales.
Il faut enfin permettre à l’opposition, comme en Grande-Bretagne, d’exercer son droit de contrôle et il m’apparait judicieux de lui proposer de présider l’importante commission des finances. De même faudra-t-il répartir entre majorité et opposition les postes de président et rapporteur des commissions d’enquête. La commission d’Outreau présidée par un député socialiste, André Vallini, et dont le rapporteur, Philippe Houillon, appartenait à l’UMP a démontré son efficacité.
Rénover la démocratie, c’est aussi la moderniser en admettant que l’initiative des lois puisse être partagée entre l’exécutif, le législatif et enfin les citoyens qui pourront, par le biais d’un million de signatures, demander l’examen d’une proposition de loi. Avec internet, il sera plus facile de rassembler ces signatures. La démocratie n’en sera que plus vivante.
Nous nous orientons à coup sûr vers la VIème République. Tant mieux, la Vème République avait été créée en période de Guerre d’Algérie pour le Général de Gaulle. Les temps ont changé et les citoyens n’ont plus à s’incliner devant le Général ou ses successeurs. Ils veulent exercer leur part de souveraineté.
Et pourtant, une démocratie réelle se mesure au rôle réservé à l’opposition, autrement dit à la majorité de demain, sinon, faute d’alternance, la démocratie serait bien malade.
Il faut en premier lieu rééquilibrer le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif. La Constitution de la Vème République brutalise l’Assemblée, transformée en chambre d’enregistrement. Ségolène Royal a donc bien raison de proposer la suppression de l’article 49-3 de la Constitution qui clôt toute discussion au sein du parlement. Lionel Jospin qui n’avait pourtant pas de majorité au Sénat ne l’a jamais utilisé, à la différence de MM Raffarin et de Villepin.
De même faut-il supprimer le droit de veto du Sénat. La Haute Assemblée ne peut, compte tenu de son mode de désignation, bloquer l’action législative et constitutionnelle. Le Sénat a un rôle à jouer dans l’élaboration de la loi mais lui conférer un droit d’opposition, c’est dénaturer sa fonction même qui est de représenter les collectivités territoriales.
Il faut enfin permettre à l’opposition, comme en Grande-Bretagne, d’exercer son droit de contrôle et il m’apparait judicieux de lui proposer de présider l’importante commission des finances. De même faudra-t-il répartir entre majorité et opposition les postes de président et rapporteur des commissions d’enquête. La commission d’Outreau présidée par un député socialiste, André Vallini, et dont le rapporteur, Philippe Houillon, appartenait à l’UMP a démontré son efficacité.
Rénover la démocratie, c’est aussi la moderniser en admettant que l’initiative des lois puisse être partagée entre l’exécutif, le législatif et enfin les citoyens qui pourront, par le biais d’un million de signatures, demander l’examen d’une proposition de loi. Avec internet, il sera plus facile de rassembler ces signatures. La démocratie n’en sera que plus vivante.
Nous nous orientons à coup sûr vers la VIème République. Tant mieux, la Vème République avait été créée en période de Guerre d’Algérie pour le Général de Gaulle. Les temps ont changé et les citoyens n’ont plus à s’incliner devant le Général ou ses successeurs. Ils veulent exercer leur part de souveraineté.
08:40 Publié dans Institutions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : démocratie, constitution, Vème République, VIème République

