02.04.2007
Bulletins et isoloirs
La démocratie repose sur la sincérité du vote qui doit rester incontestable. Le vote, ce sont des bulletins et un isoloir qui permet d’assurer le secret de celui-ci. Le vote par procuration a permis aux absents de pouvoir s’exprimer sans trop de complications.
Dans les grandes démocraties, le corps électoral se coupe le plus souvent en deux parts égales : d’un côté les conservateurs, d’un autre côté les progressistes. Il n’est donc pas rare de voir des candidats séparés par quelques voix. Ce fut le cas aux Etats-Unis puisque moins de cinq cents électeurs de Floride ont permis à Georges W. Bush d’être élu président au détriment d’Al Gore. Le vote fut, à l’époque, contesté pendant plusieurs semaines tant les machines à voter et à perforer semblaient peu fiables.
Nul ne sait aujourd’hui qui gagnera et avec quelle marge d’écart. Il est vraisemblable que peu de voix sépareront les candidats au premier tour et au second tour de scrutin.
Nul ne doit donc pouvoir remettre en cause le résultat.
Plus d’un million d’électeurs vont cependant voter avec des machines qui ressemblent plus aux bandits manchots des casinos qu’aux urnes traditionnelles. Alençon, Brest et Le Mans dans l’ouest de la France ont fait ce choix qui s’impose à l’électeur qui n’a pas la possibilité de le refuser.
La fiabilité du système est remise en cause par deux Etats, l’Irlande et les Pays Bas et des spécialistes de l’électronique nous assurent que tout peut être trafiqué.
Il est donc urgent de revenir aux instruments traditionnels. Le dépouillement dure un peu plus longtemps ? Qu’importe. Le résultat d’une élection qui pèsera lourdement sur l’avenir de la France peut attendre quelques heures.
Les machines électroniques sont en rupture avec tous nos usages : un bulletin, c’est du papier que l’on touche, que l’on plie, que l’on insère dans une enveloppe. Il existe un contact physique irremplaçable avec l’élection, donc avec le ou la futur(e) élu(e).
Les bureaux de vote permettent d’associer élus et habitants, souvent de jeunes électeurs qui font ainsi leur éducation démocratique.
A vouloir rompre avec tous les symboles de la République, on se précipite dans la société de l’irréel. On perd tout contact avec les charmes de l’acte électoral. Un SMS ne remplacera jamais une belle lettre.
Gardons nos vieux bulletins.
Dans les grandes démocraties, le corps électoral se coupe le plus souvent en deux parts égales : d’un côté les conservateurs, d’un autre côté les progressistes. Il n’est donc pas rare de voir des candidats séparés par quelques voix. Ce fut le cas aux Etats-Unis puisque moins de cinq cents électeurs de Floride ont permis à Georges W. Bush d’être élu président au détriment d’Al Gore. Le vote fut, à l’époque, contesté pendant plusieurs semaines tant les machines à voter et à perforer semblaient peu fiables.
Nul ne sait aujourd’hui qui gagnera et avec quelle marge d’écart. Il est vraisemblable que peu de voix sépareront les candidats au premier tour et au second tour de scrutin.
Nul ne doit donc pouvoir remettre en cause le résultat.
Plus d’un million d’électeurs vont cependant voter avec des machines qui ressemblent plus aux bandits manchots des casinos qu’aux urnes traditionnelles. Alençon, Brest et Le Mans dans l’ouest de la France ont fait ce choix qui s’impose à l’électeur qui n’a pas la possibilité de le refuser.
La fiabilité du système est remise en cause par deux Etats, l’Irlande et les Pays Bas et des spécialistes de l’électronique nous assurent que tout peut être trafiqué.
Il est donc urgent de revenir aux instruments traditionnels. Le dépouillement dure un peu plus longtemps ? Qu’importe. Le résultat d’une élection qui pèsera lourdement sur l’avenir de la France peut attendre quelques heures.
Les machines électroniques sont en rupture avec tous nos usages : un bulletin, c’est du papier que l’on touche, que l’on plie, que l’on insère dans une enveloppe. Il existe un contact physique irremplaçable avec l’élection, donc avec le ou la futur(e) élu(e).
Les bureaux de vote permettent d’associer élus et habitants, souvent de jeunes électeurs qui font ainsi leur éducation démocratique.
A vouloir rompre avec tous les symboles de la République, on se précipite dans la société de l’irréel. On perd tout contact avec les charmes de l’acte électoral. Un SMS ne remplacera jamais une belle lettre.
Gardons nos vieux bulletins.
09:10 Publié dans Institutions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : élection présidentielle, isoloirs, urne, machines à voter

