06.03.2007
Parrainages
Il fallait jadis cent signatures d’élus pour pouvoir présenter sa candidature à l’élection présidentielle.
Certains farfelus, parfois pathétiques, en ont profité pour se présenter à la magistrature suprême. Je me rappelle Marcel Barbu qui affronta le Général de Gaulle et fut le premier en dehors des partis politiques à se présenter au vote des Français.
Car l’enjeu est d’importance. C’est la possibilité d’avoir accès aux médias, c’est la certitude de disposer de fonds d’Etat permettant de lancer une campagne.
Il faut désormais cinq cent signatures. A l’évidence, ce chiffre n’empêche pas la dispersion. Et la gauche se souvient des divisions de 2002. Près de dix candidats à gauche et à l’extrême gauche avec un résultat : la présence de Jean-Marie Le Pen au second tour de l’élection présidentielle. Mais de nombreux élus ne veulent plus la diversité. D’autres, courageux, exigent l’anonymat. Ils ne donnent donc plus leur signature aux « petits candidats ».
Ceux-ci s’en offusquent et crient au crime, au non respect de la démocratie. Parrainer ne serait pas soutenir. Mais, l’électeur veut de la clarté ; il n’admet pas que l’on puisse soutenir un candidat et donner sa signature à un autre. Il veut de la transparence.
Reste cependant un problème de taille : le tamis des élus ruraux est sympathique mais il ne correspond plus à la réalité de la France d’aujourd’hui. Que le Maire de Paris dispose d’une voix et le Maire d’une commune de dix habitants dispose également d’une voix m’apparait choquant. Cette égalité est factice, en trompe l’œil.
Ségolène Royal vient de proposer d’associer le peuple souverain à l’initiative législative : un million de personnes pourront saisir le Parlement. Pourquoi n’en serait-il pas de même pour la présentation à l’élection présidentielle lorsque le candidat ne parvient pas à avoir ses cinq cents signatures ?
Un million d’électeurs, cela compte. Ainsi, les grands mouvements d’opinion pourront être présents.
Faire confiance aux électeurs, quoi de plus normal en démocratie ?
Certains farfelus, parfois pathétiques, en ont profité pour se présenter à la magistrature suprême. Je me rappelle Marcel Barbu qui affronta le Général de Gaulle et fut le premier en dehors des partis politiques à se présenter au vote des Français.
Car l’enjeu est d’importance. C’est la possibilité d’avoir accès aux médias, c’est la certitude de disposer de fonds d’Etat permettant de lancer une campagne.
Il faut désormais cinq cent signatures. A l’évidence, ce chiffre n’empêche pas la dispersion. Et la gauche se souvient des divisions de 2002. Près de dix candidats à gauche et à l’extrême gauche avec un résultat : la présence de Jean-Marie Le Pen au second tour de l’élection présidentielle. Mais de nombreux élus ne veulent plus la diversité. D’autres, courageux, exigent l’anonymat. Ils ne donnent donc plus leur signature aux « petits candidats ».
Ceux-ci s’en offusquent et crient au crime, au non respect de la démocratie. Parrainer ne serait pas soutenir. Mais, l’électeur veut de la clarté ; il n’admet pas que l’on puisse soutenir un candidat et donner sa signature à un autre. Il veut de la transparence.
Reste cependant un problème de taille : le tamis des élus ruraux est sympathique mais il ne correspond plus à la réalité de la France d’aujourd’hui. Que le Maire de Paris dispose d’une voix et le Maire d’une commune de dix habitants dispose également d’une voix m’apparait choquant. Cette égalité est factice, en trompe l’œil.
Ségolène Royal vient de proposer d’associer le peuple souverain à l’initiative législative : un million de personnes pourront saisir le Parlement. Pourquoi n’en serait-il pas de même pour la présentation à l’élection présidentielle lorsque le candidat ne parvient pas à avoir ses cinq cents signatures ?
Un million d’électeurs, cela compte. Ainsi, les grands mouvements d’opinion pourront être présents.
Faire confiance aux électeurs, quoi de plus normal en démocratie ?
08:55 Publié dans Institutions | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : parrainages, élection présidentielle

