06.06.2007
Sectarisme
Une démocratie se mesure à la place que la majorité laisse à l’opposition.
Ce système de pouvoir et contre pouvoir est l’essence même du régime démocratique car l’opposition d’aujourd’hui est la majorité de demain.
Une forme de consensus semblait s’être dégagée entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy qui avait repris les propositions de la candidate de gauche. Il était notamment prévu que la présidence de la commission des finances reviendrait à l’opposition quelle qu’elle soit.
Monsieur Ollier, candidat déclaré de l’UMP à la présidence de l’Assemblée Nationale, vient de rafraîchir les esprits : « il ne faut pas (déclare-t-il) donner des pouvoir à l’opposition mais des moyens de contrôle. Elle doit être mieux associée mais ce n’est pas une raison pour lui donner des moyens de contrôle comme, par exemple, la possibilité de juger la recevabilité des amendements à la loi de finances ».
Bien plus, lorsqu’on lui signale que cette proposition est celle du Président de la République, il joue les sourds et déclare : « Je ne vois pas d’où lui vient cette idée. »
Que l’opposition se contente d’un plat de lentilles et ce sera déjà bien beau.
Une douche écossaise.
Au moment où Monsieur Sarkozy se vante de ses capacités d’ouverture, une autre réalité apparaît : l’UMP veut tout, tout pour elle, rien pour les autres.
L’opposition, elle estime qu’elle existe en son sein. Pourquoi donc respecter ceux qui pensent autrement ? Monsieur Ollier est le porte-parole de ces députés gaullistes qui ont toujours considéré le pouvoir comme une chasse gardée car ils chassent en meute.
Monsieur Ollier est un sectaire.
Nous découvrons donc qu’il existe des hommes politiques de droite beaucoup plus conservateurs que le Président de la République.
Et Monsieur Ollier de venir parader à Villers-Bocage pour donner dans le Calvados des leçons de démocratie. Qu’il s’occupe plutôt de conseiller la ministre de l’Intérieur !... et qu’il relise Montesquieu et « L’esprit des lois ».
Ce système de pouvoir et contre pouvoir est l’essence même du régime démocratique car l’opposition d’aujourd’hui est la majorité de demain.
Une forme de consensus semblait s’être dégagée entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy qui avait repris les propositions de la candidate de gauche. Il était notamment prévu que la présidence de la commission des finances reviendrait à l’opposition quelle qu’elle soit.
Monsieur Ollier, candidat déclaré de l’UMP à la présidence de l’Assemblée Nationale, vient de rafraîchir les esprits : « il ne faut pas (déclare-t-il) donner des pouvoir à l’opposition mais des moyens de contrôle. Elle doit être mieux associée mais ce n’est pas une raison pour lui donner des moyens de contrôle comme, par exemple, la possibilité de juger la recevabilité des amendements à la loi de finances ».
Bien plus, lorsqu’on lui signale que cette proposition est celle du Président de la République, il joue les sourds et déclare : « Je ne vois pas d’où lui vient cette idée. »
Que l’opposition se contente d’un plat de lentilles et ce sera déjà bien beau.
Une douche écossaise.
Au moment où Monsieur Sarkozy se vante de ses capacités d’ouverture, une autre réalité apparaît : l’UMP veut tout, tout pour elle, rien pour les autres.
L’opposition, elle estime qu’elle existe en son sein. Pourquoi donc respecter ceux qui pensent autrement ? Monsieur Ollier est le porte-parole de ces députés gaullistes qui ont toujours considéré le pouvoir comme une chasse gardée car ils chassent en meute.
Monsieur Ollier est un sectaire.
Nous découvrons donc qu’il existe des hommes politiques de droite beaucoup plus conservateurs que le Président de la République.
Et Monsieur Ollier de venir parader à Villers-Bocage pour donner dans le Calvados des leçons de démocratie. Qu’il s’occupe plutôt de conseiller la ministre de l’Intérieur !... et qu’il relise Montesquieu et « L’esprit des lois ».
09:15 Publié dans Nicolas Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : régime démocratique, ministère des finances, Ollier

